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Eric Soupra : Un Réunionnais, le numéro deux du Sdis Pyrénées-Atlantiques est suspendu pour harcèlement


Citoyen
Mardi 6 Janvier 2015

Eric Soupra avait été condamné fin novembre pour des faits de harcèlement moral commis entre 2008 et 2010.
Soupra est originaire de La Réunion, le patronyme utilisé en France est un diminutif de celui bien connu dans notre île.


Le numéro deux du Service départemental d'incendie et de secours des Pyrénées-Atlantiques, le colonel Eric Soupra, est suspendu de ses fonctions à compter de ce lundi. C'est ce qu'annonce Yves Salanave-Péhé, le président du conseil d'administration du Sdis, dans un communiqué.

Condamné à trois mois de prison avec sursis en première instance, Eric Soupra a vu sa peine alourdie en appel, le 27 novembre : huit mois de prison avec sursis, avec 3 000 euros de dommages et intérêts à verser à la victime et 3 000 euros en compensation de ses frais d'avocat.

Le procureur Jean-Christophe Muller, parle de "la bande des 4 Fantastiques" en évoquant la direction du SDIS. Tous d'accord au départ, ils ont fini par éclater. (Les colonels Ledoux et Gros ne sont plus à Pau, Carole G. a craqué). 

Ne reste que Soupra
Que lui reproche-t-on ? 
D'avoir harcelé, dénigré la directrice administrative et financière du SDIS de septembre 2008 à avril 2010. Carole G. constate une dégradation de sa situation du jour où elle reproche "ses méthodes trop brutales au colonel". Ce management "brutal", déjà dénoncé lors du suicide du sapeur-pompier Bernard Cazenave, amène une ambiance délétère au plus haut niveau du SDIS.

Passant sur le management discuté de ces quatre, il revient aux faits qui pour lui sont avérés. Il évoque bien sûr le suicide de Bernard Cazenave devant la porte de son supérieur, indiquant qu'il s'agissait en l'occurrence "de la transposition à un échelon inférieur de ce qui se faisait au niveau supérieur". Si cette fois-ci, personne n'est mort, les faits de harcèlement méritent trois mois de prison avec sursis selon lui.

Bernard Cazenave marié à une Réunionnaise, était le père de deux enfants, il avait auparavant été cadre à la mairie de Saint-André.

Lors du changement de majorité départementale, le nouveau président du SDIS demande un rapport.
M. Soupra y est décrit comme "un officier compétent, efficace, ambitieux, déterminé" mais sa loyauté est "mise en doute".

Face aux accusations, le colonel reconnaît des "maladresses lors de réformes difficiles à mener". "Mon souci a toujours été l'efficacité du service", assure-t-il alors qu'on nous décrit un SDIS à l'ambiance malsaine, partagée entre pro et anti Soupra.

S'il est présenté comme "harceleur, omniprésent, autoritaire, supplantant son supérieur", neuf témoins vont apporter une toute autre image. Tous de dire leur admiration pour un homme "exigeant, droit, rigoureux, précis, présent, à l'écoute". "Il était là pour mettre un coup de pied dans la fourmilière, ça ne plaisait pas à tout le monde", explique l'un de ses collègues. Aucun témoin n'a relevé d'acte de harcèlement envers Carole G. . Tout juste lui reconnaît-on "être directif, parfois sec comme un colonel".


Sources : Sud-Ouest.fr - La République des Pyrénées.fr

INFO REUNION



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Les commentaires

1.Posté par R I P O S T E le 07/01/2015 10:31
Un sac à puce !

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