"La priorité à l'embauche locale a toujours été au cœur de l'activité de l'AJFER. A chaque fois qu'une représentant du gouvernement venait à La Réunion nous l'avons toujours interpellé sur cette question. Souvenez vous aussi de la venue du chef de l'Etat dans notre département en janvier 2010 où nous avons mené une grande campagne de sensibilisation sur la priorité à l'embauche locale, avec des distributions de tracts, des affiches et même un bus affrétés, habillé d'affiches et rempli de militants qui ont suivi le président dans tous ses déplacements.
Plus que jamais et au regard des derniers mouvements sociaux, nous devons apporter des propositions concrètes :
Priorité à l'embauche des Réunionnais
Dans le secteur public :
- Adapter le nombre de postes ouverts aux concours en fonction des besoins réels de l'île dans
tous les domaines. Chaque année sur 1 000 embauches dans l'Education Nationale, seulement 100 réunionnais sont recrutés. Cette situation n'a que trop duré. Avec l'augmentation de la population d'ici à 2020, aucun poste dans la fonction publique ne doit être mis au mouvement national.
Dans le secteur privé :
- Obligation pour tous les employeurs de déposer leur offre d'emplois au Pôle Emploi.
Aujourd'hui, seulement 45% des offres d'emplois de La Réunion passent par le Pôle Emploi. Le reste des offres passent par les boîtes d'intérim ou le "bouche à oreille", on doit redonner au Pôle Emploi un rôle central, avec des moyens humains adaptée.
- Faire délivrer par le pôle emploi une "attestation d'absence de compétence locale" avant d'embaucher à l'extérieur. A compétence égale, la priorité doit être donné aux réunionnais.
L'employeur doit justifier de sa recherche localement avant de chercher à l'extérieure. En parallèle, Pole emploi doit constituer un vivier de jeunes réunionnais qui sont hors département et qui seraient susceptibles d'occuper les postes disponibles localement. Libre ensuite au demandeur d'emploi de refuser le poste.
Prioriser les sociétés locales
- Faire délivrer par la chambre de commerce ou la chambre des métiers une "attestation
d'absence de compétence locale" avant de solliciter une entreprise extérieure. (on a vu les dérives par exemple avec la construction de la nouvelle centrale EDF du Port)
Dresser le besoin prévisionnel en emplois qualifiants à La Réunion et dans la zone océan indien sur plusieurs années afin d'adapter les formations, notamment dans les secteurs créateurs d'emplois comme l'environnement, l'énergie renouvelable, la recherche et développement mais surtout dans la zone océan indien, facilité d'adaptation, co- développement, proximité, relation gagnant-gagnant. Passer de la mobilité forcée à la mobilité choisie.
Répondre aux besoins qui ne sont pas satisfait à La Réunion. Malgré le caractère insulaire de notre île, des besoins présents ne sont pas satisfaits et nous devons aussi anticiper sur les besoins futurs, ce qui permettrait la création d'emplois.
L'un des grands domaines que nous pouvons et devons développer est ce qui se rapporte au social. Dans le concret, cela va de la petite enfance jusqu'à l'accompagnement des personnes âgées, en passant par une multitude de services quotidiens de proximité. Tout ce qui se rapporte à la démocratisation des loisirs, de la culture ou encore à l'éducation populaire mérite d'être développé.
Exemple : Inciter et développer les gardes d'enfants à domicile et les micro-crèches de proximité.
Notre île dispose de 4 200 places au sein de 156 Etablissements d'Accueil du Jeune Enfant. Trop peu pour accueillir les 42 000 marmailles de moins de 3 ans que compte l'île. Il faut donc inciter la garde d'enfant à domicile par des mesures incitatives à l'auto-entreprenariat.
·Création de coopératives d'auto-construction de logements (achats groupés de matériaux, aide et formation à la construction, concours annuel de la création et de l'innovation de logement, ...)
· Création d'un service unique du logement social
· Accompagner et favoriser la création d'entreprises. Nous sommes convaincus que nous avons des possibilités de créer des milliers d'emplois et ce dans la mesure où de nombreux besoins ne sont aujourd'hui pas satisfaits. Nous savons aussi que les idées ne manquent pas, notamment chez les jeunes.
Nombreuses sont les personnes qui chaque année essaient de lancer leur entreprise mais très vite, la lourdeur administrative, le manque d'accompagnement, de moyens financiers finissent par les décourager. Pour celles et ceux qui malgré tous les obstacles, réussissent à lancer véritablement quelque chose, ils se retrouvent au bout de quelques années pris sous le poids de la fiscalité au point de ne pas pouvoir effectuer de recrutements, condamnés au sacrifice de toute vie privée et malheureusement, dans l'obligation de mettre la clef sous la porte.
Parce que la création d'entreprise est un potentiel non négligeable de création d'activités, d'emplois et de satisfaction de l'intérêt général, nous ne devons pas hésiter à investir massivement, encourager et accompagner les personnes qui souhaitent se lancer.
Le statut d'entreprise de l'économie sociale et solidaire, dans la mesure l'économie est au service de la solidarité est une alternative intéressante de ce qu'il se fait majoritairement actuellement. Les richesses que créées l'ensemble des employées d'une entreprise ne peuvent être entièrement consacrées à quelques actionnaires. Dans l'entreprise comme dans la société dans sa globalité, la répartition équitable des richesses doit être la règle.
Permettre à la population et plus particulièrement aux jeunes de s'épanouir dans notre société, c'est avant tout leur permettre de réaliser leurs projets.
Perspectives
Ces propositions reposent essentiellement sur la question fondamentale de l'emploi, domaine qui, rappelons-le, relève de la compétence de l'Etat.
L'ignorance n'est plus permise, les chiffres sont là, la situation est connue de tous. A quelques semaines des élections présidentielles, les candidats doivent s'exprimer clairement sur leurs intentions, projet pour sortir la Réunion de cette crise qui dure depuis plusieurs années et qui ne peut plus durer.
En tant qu'organisation de jeunesse, il est de notre devoir d'interpeler les candidats et de leur faire part de nos revendications comme il est du devoir d'un possible futur président de la République d'apporter des réponses claires.
C'est pourquoi, nous avons via un courrier, fait part de notre vision de l'avenir, de nos propositions aux candidats progressistes. Nous ne pouvons en effet concevoir, en faisant le bilan de la droite au pouvoir ces dernières années, d'espérer quoique se soit de bon de leur part, si ce n'est un peu de démagogie. De plus, nous gardons en souvenir la jeunesse bâillonnée lors de la venue de Nicolas Sarkozy dans notre île.
C'est une première étape dans ces élections décisives. Nous attendons aujourd'hui le retour des candidats. A la suite de cela, l'AJFER entend bien prendre position et mener la bataille".
Plus que jamais et au regard des derniers mouvements sociaux, nous devons apporter des propositions concrètes :
Priorité à l'embauche des Réunionnais
Dans le secteur public :
- Adapter le nombre de postes ouverts aux concours en fonction des besoins réels de l'île dans
tous les domaines. Chaque année sur 1 000 embauches dans l'Education Nationale, seulement 100 réunionnais sont recrutés. Cette situation n'a que trop duré. Avec l'augmentation de la population d'ici à 2020, aucun poste dans la fonction publique ne doit être mis au mouvement national.
Dans le secteur privé :
- Obligation pour tous les employeurs de déposer leur offre d'emplois au Pôle Emploi.
Aujourd'hui, seulement 45% des offres d'emplois de La Réunion passent par le Pôle Emploi. Le reste des offres passent par les boîtes d'intérim ou le "bouche à oreille", on doit redonner au Pôle Emploi un rôle central, avec des moyens humains adaptée.
- Faire délivrer par le pôle emploi une "attestation d'absence de compétence locale" avant d'embaucher à l'extérieur. A compétence égale, la priorité doit être donné aux réunionnais.
L'employeur doit justifier de sa recherche localement avant de chercher à l'extérieure. En parallèle, Pole emploi doit constituer un vivier de jeunes réunionnais qui sont hors département et qui seraient susceptibles d'occuper les postes disponibles localement. Libre ensuite au demandeur d'emploi de refuser le poste.
Prioriser les sociétés locales
- Faire délivrer par la chambre de commerce ou la chambre des métiers une "attestation
d'absence de compétence locale" avant de solliciter une entreprise extérieure. (on a vu les dérives par exemple avec la construction de la nouvelle centrale EDF du Port)
Dresser le besoin prévisionnel en emplois qualifiants à La Réunion et dans la zone océan indien sur plusieurs années afin d'adapter les formations, notamment dans les secteurs créateurs d'emplois comme l'environnement, l'énergie renouvelable, la recherche et développement mais surtout dans la zone océan indien, facilité d'adaptation, co- développement, proximité, relation gagnant-gagnant. Passer de la mobilité forcée à la mobilité choisie.
Répondre aux besoins qui ne sont pas satisfait à La Réunion. Malgré le caractère insulaire de notre île, des besoins présents ne sont pas satisfaits et nous devons aussi anticiper sur les besoins futurs, ce qui permettrait la création d'emplois.
L'un des grands domaines que nous pouvons et devons développer est ce qui se rapporte au social. Dans le concret, cela va de la petite enfance jusqu'à l'accompagnement des personnes âgées, en passant par une multitude de services quotidiens de proximité. Tout ce qui se rapporte à la démocratisation des loisirs, de la culture ou encore à l'éducation populaire mérite d'être développé.
Exemple : Inciter et développer les gardes d'enfants à domicile et les micro-crèches de proximité.
Notre île dispose de 4 200 places au sein de 156 Etablissements d'Accueil du Jeune Enfant. Trop peu pour accueillir les 42 000 marmailles de moins de 3 ans que compte l'île. Il faut donc inciter la garde d'enfant à domicile par des mesures incitatives à l'auto-entreprenariat.
·Création de coopératives d'auto-construction de logements (achats groupés de matériaux, aide et formation à la construction, concours annuel de la création et de l'innovation de logement, ...)
· Création d'un service unique du logement social
· Accompagner et favoriser la création d'entreprises. Nous sommes convaincus que nous avons des possibilités de créer des milliers d'emplois et ce dans la mesure où de nombreux besoins ne sont aujourd'hui pas satisfaits. Nous savons aussi que les idées ne manquent pas, notamment chez les jeunes.
Nombreuses sont les personnes qui chaque année essaient de lancer leur entreprise mais très vite, la lourdeur administrative, le manque d'accompagnement, de moyens financiers finissent par les décourager. Pour celles et ceux qui malgré tous les obstacles, réussissent à lancer véritablement quelque chose, ils se retrouvent au bout de quelques années pris sous le poids de la fiscalité au point de ne pas pouvoir effectuer de recrutements, condamnés au sacrifice de toute vie privée et malheureusement, dans l'obligation de mettre la clef sous la porte.
Parce que la création d'entreprise est un potentiel non négligeable de création d'activités, d'emplois et de satisfaction de l'intérêt général, nous ne devons pas hésiter à investir massivement, encourager et accompagner les personnes qui souhaitent se lancer.
Le statut d'entreprise de l'économie sociale et solidaire, dans la mesure l'économie est au service de la solidarité est une alternative intéressante de ce qu'il se fait majoritairement actuellement. Les richesses que créées l'ensemble des employées d'une entreprise ne peuvent être entièrement consacrées à quelques actionnaires. Dans l'entreprise comme dans la société dans sa globalité, la répartition équitable des richesses doit être la règle.
Permettre à la population et plus particulièrement aux jeunes de s'épanouir dans notre société, c'est avant tout leur permettre de réaliser leurs projets.
Perspectives
Ces propositions reposent essentiellement sur la question fondamentale de l'emploi, domaine qui, rappelons-le, relève de la compétence de l'Etat.
L'ignorance n'est plus permise, les chiffres sont là, la situation est connue de tous. A quelques semaines des élections présidentielles, les candidats doivent s'exprimer clairement sur leurs intentions, projet pour sortir la Réunion de cette crise qui dure depuis plusieurs années et qui ne peut plus durer.
En tant qu'organisation de jeunesse, il est de notre devoir d'interpeler les candidats et de leur faire part de nos revendications comme il est du devoir d'un possible futur président de la République d'apporter des réponses claires.
C'est pourquoi, nous avons via un courrier, fait part de notre vision de l'avenir, de nos propositions aux candidats progressistes. Nous ne pouvons en effet concevoir, en faisant le bilan de la droite au pouvoir ces dernières années, d'espérer quoique se soit de bon de leur part, si ce n'est un peu de démagogie. De plus, nous gardons en souvenir la jeunesse bâillonnée lors de la venue de Nicolas Sarkozy dans notre île.
C'est une première étape dans ces élections décisives. Nous attendons aujourd'hui le retour des candidats. A la suite de cela, l'AJFER entend bien prendre position et mener la bataille".