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Didier Robert met son tampon sur Objectif Réunion


Politique
Lundi 15 Juillet 2013

Montrer la dimension de l'homme, l'efficacité de l'ex-maire et du président de Région et les compétences du patron d'Objectif Réunion, rassembleur… Didier Robert a atteint son objectif hier au Tampon. Aux côtés de Michel Fontaine, président de l'UMP locale, de Valérie Auber (UDI) et Nathalie Bassire, candidate Objectif Réunion au Tampon, le ténor de la Droite a expliqué ses stratégies et sa vision de l'union sans André Thien-Ah-Koon "qui s'est perdu dans les bras de Paul Vergès…"


Didier Robert a-t-il commis un impair en liant son avenir au Tampon à celui d'Objectif Réunion. Non. Sa stratégie est simple. Si avec Nathalie Bassire comme tête de liste d'union de la Droite, il demeure dans la majorité municipale au Tampon en mars 2014, il aura alors fait un pas décisif dans sa succession à lui-même, d'abord à la CASud, puis à la Région Réunion (et par ricochet au SPLA Marïana, Air Austral…).

Le président d'Objectif Réunion veut tout simplement calquer la stratégie de 2006 à 2010, qui lui a permis de devenir, maire et député du Tampon, puis délégué général d'Objectif Réunion et président du Conseil régional. C'est en cela que le choix du Tampon est judicieux comme base pour les Municipales 2014. Et ce pour de multiples raisons. La première est celle du cœur. Hier, Didier Robert a beaucoup fait vibrer cette fibre. "Mes racines sont ici, entre le Piton Hyacinthe, le Pont d'Yves et le 12e km. Mes parents, ma famille, mes amis d'enfance sont au Tampon".

L'ex-maire du Tampon a aussi parlé de valeurs. "Je sais, moi, que la loyauté, la fidélité, la sincérité sont le socle de ce que nous avons en commun". Et de dire en deux fois aux Tamponnais : "Je ne vous ai jamais abandonné". "Et je suis toujours là aujourd'hui". Ce "retour" ou pas aux sources a d'autres points positifs. D'une part, la concurrence à Droite est moindre par rapport à Saint-Denis et à Saint-Paul, tout comme la contestation de son leadership. D'autre part, il peut mettre sur le dos de Paulet Payet, le maire en exercice, tout ce qui ne va pas au Tampon.

Et sa tactique de n'être que second, derrière Nathalie Bassire, l'expose moins à d'éventuels griefs de la population, et l'exempte un peu plus de la responsabilité du bilan de cette mandature qu'il a portée de 2008 à 2010.  Didier Robert espère ainsi (re)lancer sa campagne de reconquête, celle des Municipales 2014 et des Régionales 2015 avec une forme de virginité politique. La stratégie est bonne. Sauf si André Thien-Ah-Koon, Jean-Bernard Hoarau et Paulet Payet, exclus de cette nouvelle hyménée, mettent trop souvent le doigt sur les dessous du premier mariage...

Jismy Ramoudou


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