"Nos îles sont dépendantes d’un approvisionnement en énergies fossiles dont nous n’avons pas la maîtrise. Finalement, ce sont d’autres ailleurs qui décident de notre quotidien, de ce qui est bon pour nous et pour nos populations, qui décident finalement de nos vies et de notre avenir.
Ce sont ces logiques qui ont prévalu jusqu’à maintenant. Le choix du nucléaire dans beaucoup de pays industrialisés, pour tenter d’échapper à cette trop forte dépendance, comporte lui aussi, à l’évidence, des éléments de risque de très haut niveau: le terrible accident de Fukushima au Japon en 2011 marque un tournant dans l’approche qui pouvait être faite par rapport au nucléaire.
Dans nos îles, ces solutions, pétrole, charbon, nucléaire ne me paraissent absolument pas adaptées ou alors beaucoup trop onéreuses pour nos économies.
La facture énergétique représente à ce jour pour La Réunion, plus de 800 millions d’euros chaque année. Un poids terrible pour notre balance commerciale. Je pense que la situation seychelloise doit être mesurée dans des proportions comparables.
A l’inverse, le siècle que nous entamons est le nôtre.
Le XXI ème siècle est celui d’une double révolution : révolution numérique et révolution énergétique.
L’informatique, internet ont pris place progressivement et de manière globale dans nos vies au quotidien.
Des progrès considérables sont réalisés chaque jour : meilleure maîtrise technologique, plus grande performance dans les calculs mathématiques… le monde de l’informatique, de l’accélération des communications, du télé-travail, de l’information partagée, s’impose comme les nouvelles références de notre siècle.
C’est pour nous une première opportunité extraordinaire: quel que soit l’endroit du monde où nous nous trouvons, à Paris, Londres, New York, Singapour, Tokyo…St Denis de La Réunion, Victoria aux Seychelles, nous pouvons avoir accès aux mêmes informations et être force d’action et d’innovation.
La seconde révolution est celle des énergies nouvelles.
Les bases posées à Rio en 1992, à Kyoto, à Johannesburg, à l’occasion de tous les grands sommets sur le développement durable et sur l’environnement, s’imposent désormais à chacun d’entre nous comme des évidences.
Même si des réticences sont encore réelles de la part de tel ou tel pays, même si certains rechignent encore à franchir le pas, le monde tourne et tournera progressivement le dos aux énergies fossiles.
Biodiversité, dérèglement climatique, empreinte écologique, protection des espèces et des milieux naturels, économie bleue, green révolution, renewable energy…voilà les fondamentaux de notre siècle.
Et cette fois, nous pouvons être à l’avant, nos îles peuvent être force d’exemple. Nous vivons sur de petits territoires, nous devons tenir compte de toute une série de contraintes naturelles, géographiques, physiques, démographiques…Tout cela nous oblige à plus d’imagination et je le pense, à plus d’inventivité également.
Nous pouvons être ces territoires d’excellence et d’exemplarité dont je fais à chaque fois référence.
A La Réunion, plus du tiers de l’électricité produite est obtenue à partir du solaire, des barrages hydrauliques, de l’éolien ou encore de la biomasse.
L’eau, le vent, le soleil, une gestion raisonnée de nos déchets, la parfaite maîtrise demain des ressources énergétiques marines…voilà les nouvelles clés du succès.
Le travail porté ces dernières années en faveur de la recherche et de l’innovation dans tous ces domaines commence progressivement à porter ses fruits.
Le travail qui a été engagé et que nous devons amplifier doit nous permettre de tendre le plus rapidement possible vers l’autonomie énergétique pour nos îles.
Ne plus être dépendant des ressources fossiles comme le pétrole, le fuel, le charbon.
Participer ainsi à reconstruire une économie vertueuse, aux impacts environnementaux les plus modérés possibles.
Considérer notre planète comme un sanctuaire dont nous avons la charge de la garde pour les générations futures.
Permettre à l’homme de retrouver toute la force de l’harmonie avec son environnement naturel.
Voilà mesdames et messieurs toute l’importance que je veux donner à notre rencontre aujourd’hui.
Nous participons, en toute humilité, mais avec détermination et ambition, à la nouvelle marche du monde, à cette révolution de l’information et de l’écologie.
Un mot de conclusion que je voudrais emprunter à Tim JACKSON, professeur de développement durable à l’université de Surrey au Royaume uni :
“la prospérité aujourd’hui ne signifie rien si elle sape les conditions dont dépend la prospérité de demain. Et le message le plus important…c’est que demain est déjà là”.
Ce sont ces logiques qui ont prévalu jusqu’à maintenant. Le choix du nucléaire dans beaucoup de pays industrialisés, pour tenter d’échapper à cette trop forte dépendance, comporte lui aussi, à l’évidence, des éléments de risque de très haut niveau: le terrible accident de Fukushima au Japon en 2011 marque un tournant dans l’approche qui pouvait être faite par rapport au nucléaire.
Dans nos îles, ces solutions, pétrole, charbon, nucléaire ne me paraissent absolument pas adaptées ou alors beaucoup trop onéreuses pour nos économies.
La facture énergétique représente à ce jour pour La Réunion, plus de 800 millions d’euros chaque année. Un poids terrible pour notre balance commerciale. Je pense que la situation seychelloise doit être mesurée dans des proportions comparables.
A l’inverse, le siècle que nous entamons est le nôtre.
Le XXI ème siècle est celui d’une double révolution : révolution numérique et révolution énergétique.
L’informatique, internet ont pris place progressivement et de manière globale dans nos vies au quotidien.
Des progrès considérables sont réalisés chaque jour : meilleure maîtrise technologique, plus grande performance dans les calculs mathématiques… le monde de l’informatique, de l’accélération des communications, du télé-travail, de l’information partagée, s’impose comme les nouvelles références de notre siècle.
C’est pour nous une première opportunité extraordinaire: quel que soit l’endroit du monde où nous nous trouvons, à Paris, Londres, New York, Singapour, Tokyo…St Denis de La Réunion, Victoria aux Seychelles, nous pouvons avoir accès aux mêmes informations et être force d’action et d’innovation.
La seconde révolution est celle des énergies nouvelles.
Les bases posées à Rio en 1992, à Kyoto, à Johannesburg, à l’occasion de tous les grands sommets sur le développement durable et sur l’environnement, s’imposent désormais à chacun d’entre nous comme des évidences.
Même si des réticences sont encore réelles de la part de tel ou tel pays, même si certains rechignent encore à franchir le pas, le monde tourne et tournera progressivement le dos aux énergies fossiles.
Biodiversité, dérèglement climatique, empreinte écologique, protection des espèces et des milieux naturels, économie bleue, green révolution, renewable energy…voilà les fondamentaux de notre siècle.
Et cette fois, nous pouvons être à l’avant, nos îles peuvent être force d’exemple. Nous vivons sur de petits territoires, nous devons tenir compte de toute une série de contraintes naturelles, géographiques, physiques, démographiques…Tout cela nous oblige à plus d’imagination et je le pense, à plus d’inventivité également.
Nous pouvons être ces territoires d’excellence et d’exemplarité dont je fais à chaque fois référence.
A La Réunion, plus du tiers de l’électricité produite est obtenue à partir du solaire, des barrages hydrauliques, de l’éolien ou encore de la biomasse.
L’eau, le vent, le soleil, une gestion raisonnée de nos déchets, la parfaite maîtrise demain des ressources énergétiques marines…voilà les nouvelles clés du succès.
Le travail porté ces dernières années en faveur de la recherche et de l’innovation dans tous ces domaines commence progressivement à porter ses fruits.
Le travail qui a été engagé et que nous devons amplifier doit nous permettre de tendre le plus rapidement possible vers l’autonomie énergétique pour nos îles.
Ne plus être dépendant des ressources fossiles comme le pétrole, le fuel, le charbon.
Participer ainsi à reconstruire une économie vertueuse, aux impacts environnementaux les plus modérés possibles.
Considérer notre planète comme un sanctuaire dont nous avons la charge de la garde pour les générations futures.
Permettre à l’homme de retrouver toute la force de l’harmonie avec son environnement naturel.
Voilà mesdames et messieurs toute l’importance que je veux donner à notre rencontre aujourd’hui.
Nous participons, en toute humilité, mais avec détermination et ambition, à la nouvelle marche du monde, à cette révolution de l’information et de l’écologie.
Un mot de conclusion que je voudrais emprunter à Tim JACKSON, professeur de développement durable à l’université de Surrey au Royaume uni :
“la prospérité aujourd’hui ne signifie rien si elle sape les conditions dont dépend la prospérité de demain. Et le message le plus important…c’est que demain est déjà là”.