Ce taux indique la proportion des ménages vivant avec un revenu inférieur à 935 € par mois. Il est une alerte sur la situation de pauvreté dans laquelle vivent plus de 340 000 réunionnais.
Il est aussi et surtout le révélateur d’un mal développement, après 10 ans de croissance économique ininterrompue, caractérisée par des taux annuels généralement 2 à 3 fois supérieurs à ceux enregistrés au plan national.
Ainsi, malgré la croissance, le revenu médian des Réunionnais est resté inférieur d’environ 45% au revenu médian des Métropolitains, notamment du fait de la faiblesse des salaires. Ces derniers ne représentent que 57 % des revenus distribués à La Réunion contre 79 % au plan national.
Après plus de 67 ans de départementalisation et près de 20 ans après l’achèvement de l’égalité sociale, c’est la persistance des inégalités de revenu entre la France métropolitaine et La Réunion qui doit donc avant tout interpeller les pouvoirs publics : limites attendues de la dynamique de rattrapage ou effets pervers du fonctionnement d’une économie insulaire ?
Le constat des dysfonctionnements de l’économie de marché à La Réunion fait l’objet d’un large consensus, exprimé notamment à travers le vote de lois portées par deux majorités différentes : la loi pour le développement économique des outre-mer (LODEOM) et en particulier son article 1er, adoptée en 2009, et la loi pour la régulation économique outre-mer, adoptée en 2013.
Il est donc impossible d’ignorer plus longtemps les effets de ces dysfonctionnements sur l’activité, l’emploi et les revenus.
Dans un tel contexte, la situation de la pauvreté à La Réunion appelle une réponse adaptée et globale car le seul renforcement des mesures d’accompagnement individuelles et financières telles que décidées par le gouvernement sera insuffisant ou produira des effets pervers.
Il faut donc construire une réponse structurelle qui tire les conséquences des limites de la rémunération des rentes qui structure l’économie réunionnaise organise un nouveau cadre plus favorable au développement de l’activité (propositions 1, 2 et 3), mobilise et accompagne nos compatriotes dans une dynamique d’accès à l’emploi (propositions 4,5 et 6).
I – Tirer les conséquences de la structuration de l’économie réunionnaise par la rémunération des rentes et organiser un cadre plus favorable au développement de l’activité économique.
1 – réglementation des prix de produit de première nécessité conformément à l’article 1er de la loi pour le développement économique des outre-mers,
2 – transformation d’octroi de mer en TVA outre-mer, de façon à
2-1 - réduire la marge des importateurs et de la rétrocéder aux consommateurs
2-2 – alimenter progressivement (sur 5 ans) un fonds de continuité territoriale économique.
3 - création d’un fonds de continuité territoriale économique visant à financer :
3-1 – les projets d’investissement des communes,
3-2 – les projets de diversification des sources d’approvisionnement,
3-3 – le cout d’approvisionnement en produits de première nécessité.
II - Mobiliser et accompagner nos compatriotes dans une dynamique d’accès à l’emploi.
4 – conclusion d’un pacte quinquennal pour le développement de la formation professionnelle et de l’alternance entre l’Education Nationale, la Région, le Département, Pôle Emploi, les Organismes collecteurs (OPCA) et les opérateurs de la mobilité (ADOM et CNARM)
5 - orientation progressive (sur 5 ans) de 80 % des fonds déconcentrés et le fonds pour l’emploi dans les DOM (FEDOM) dédiés au contrats aidés vers les emplois aidés du secteur marchand afin d’augmenter l’offre globale d’insertion et les taux d’insertion,
6 – conclusion d’un pacte quinquennal pour la création et le développement des très petites entreprises entre l’Etat, la Région, le Département, Pôle Emploi, les chambres consulaires et les opérateurs de la création d’entreprise, pour :
6-1 – le financement d’un fonds pour l’innovation et la créativité,
6-2 – la mutualisation des moyens d’accueil et d’accompagnement des porteurs de projets dans une logique de guichet unique,
6-3 – la création d’une aide financière unique couvrant l’ensemble des porteurs de projets.
Il est aussi et surtout le révélateur d’un mal développement, après 10 ans de croissance économique ininterrompue, caractérisée par des taux annuels généralement 2 à 3 fois supérieurs à ceux enregistrés au plan national.
Ainsi, malgré la croissance, le revenu médian des Réunionnais est resté inférieur d’environ 45% au revenu médian des Métropolitains, notamment du fait de la faiblesse des salaires. Ces derniers ne représentent que 57 % des revenus distribués à La Réunion contre 79 % au plan national.
Après plus de 67 ans de départementalisation et près de 20 ans après l’achèvement de l’égalité sociale, c’est la persistance des inégalités de revenu entre la France métropolitaine et La Réunion qui doit donc avant tout interpeller les pouvoirs publics : limites attendues de la dynamique de rattrapage ou effets pervers du fonctionnement d’une économie insulaire ?
Le constat des dysfonctionnements de l’économie de marché à La Réunion fait l’objet d’un large consensus, exprimé notamment à travers le vote de lois portées par deux majorités différentes : la loi pour le développement économique des outre-mer (LODEOM) et en particulier son article 1er, adoptée en 2009, et la loi pour la régulation économique outre-mer, adoptée en 2013.
Il est donc impossible d’ignorer plus longtemps les effets de ces dysfonctionnements sur l’activité, l’emploi et les revenus.
Dans un tel contexte, la situation de la pauvreté à La Réunion appelle une réponse adaptée et globale car le seul renforcement des mesures d’accompagnement individuelles et financières telles que décidées par le gouvernement sera insuffisant ou produira des effets pervers.
Il faut donc construire une réponse structurelle qui tire les conséquences des limites de la rémunération des rentes qui structure l’économie réunionnaise organise un nouveau cadre plus favorable au développement de l’activité (propositions 1, 2 et 3), mobilise et accompagne nos compatriotes dans une dynamique d’accès à l’emploi (propositions 4,5 et 6).
I – Tirer les conséquences de la structuration de l’économie réunionnaise par la rémunération des rentes et organiser un cadre plus favorable au développement de l’activité économique.
1 – réglementation des prix de produit de première nécessité conformément à l’article 1er de la loi pour le développement économique des outre-mers,
2 – transformation d’octroi de mer en TVA outre-mer, de façon à
2-1 - réduire la marge des importateurs et de la rétrocéder aux consommateurs
2-2 – alimenter progressivement (sur 5 ans) un fonds de continuité territoriale économique.
3 - création d’un fonds de continuité territoriale économique visant à financer :
3-1 – les projets d’investissement des communes,
3-2 – les projets de diversification des sources d’approvisionnement,
3-3 – le cout d’approvisionnement en produits de première nécessité.
II - Mobiliser et accompagner nos compatriotes dans une dynamique d’accès à l’emploi.
4 – conclusion d’un pacte quinquennal pour le développement de la formation professionnelle et de l’alternance entre l’Education Nationale, la Région, le Département, Pôle Emploi, les Organismes collecteurs (OPCA) et les opérateurs de la mobilité (ADOM et CNARM)
5 - orientation progressive (sur 5 ans) de 80 % des fonds déconcentrés et le fonds pour l’emploi dans les DOM (FEDOM) dédiés au contrats aidés vers les emplois aidés du secteur marchand afin d’augmenter l’offre globale d’insertion et les taux d’insertion,
6 – conclusion d’un pacte quinquennal pour la création et le développement des très petites entreprises entre l’Etat, la Région, le Département, Pôle Emploi, les chambres consulaires et les opérateurs de la création d’entreprise, pour :
6-1 – le financement d’un fonds pour l’innovation et la créativité,
6-2 – la mutualisation des moyens d’accueil et d’accompagnement des porteurs de projets dans une logique de guichet unique,
6-3 – la création d’une aide financière unique couvrant l’ensemble des porteurs de projets.