Le 6 mars 1983, j'étais élu au Port, sur la liste présenté par le parti communiste réunionnais et mené par Paul Vergès. Cela fait 20 ans.
Six ans plus tard, j'étais premier adjoint de Pierre Vergès, avant de devenir maire en 1994. Depuis lors, en 1995, puis en 2001 et à nouveau en 2008, les Portoises et les Portois ont bien voulu m'exprimer largement leur confiance. Je leur en suis reconnaissant et les liens que nous avons tissés ensemble au cours de toutes ces années, sont durables.
Tout au long de ces trois décennies, mon souci permanent a été à la fois de m'inscrire dans la continuité d'un développement urbain, économique et social défini par Paul Vergès dès 1971 et de prendre en compte les besoins de la population, dans le cadre de nouvelles compétences accordées par la loi aux communes.
J'ai été particulièrement heureux d'avoir pu, avec mon équipe, assurer l'achèvement du grand chantier de l'endiguement de la rivière des Galets. Heureux d'avoir su, malgré des difficultés, trouver des modes de concertation efficaces avec la population dans les différentes opérations de RHI. Heureux d'avoir à mon tour apporté ma contribution à un service de qualité pour l'alimentation en eau potable.
Heureux de voir comment le littoral Nord aménagé accueille les sportifs de tous âges et les pique-niques des familles. Heureux de constater le dynamisme associatif, culturel et sportif de la ville. Heureux que notre cité maritime, fidèle à sa vocation d'ouverture, ait développé des liens réguliers, entre autres avec Tamatave, Durban, Port-Louis, Quélimane et les Chagossiens chassés de leur terre.
En même temps, si un maire, par sa proximité avec sa population, a la volonté d'assurer au mieux l'épanouissement de celle-ci, il fait aussi l'expérience des contraintes financières et des limites de son action. A l'écoute de la population autant que j'ai pu, j'ai dû constater l'insuffisance de moyens nécessaires pour assurer le respect effectif de droits fondamentaux tels le travail et le logement qi relèvent principalement de l'Etat.
La grande pauvreté qui touche une part importante de la population nourrit la frustration et parfois la colère comme en février dernier. Mais jusqu'ici aucune réforme de fond n'a permis d'engager La Réunion sur la voie du développement créateur d'emplois.
D'un mandat à l'autre, l'équipe municipales fait converger ses efforts pour assurer la poursuite du projet de ville. Aujourd'hui, d'autres chantiers sont à ouvrir, parce que la population augmente, parce que sa composition et et ses aspirations évoluent. A l'image de ces changements constants, les hommes et les femmes prêts à mettre leur temps et leur énergie au service des autres doivent se renouveler. En fait, il s'agit de trouver un équilibre entre une génération et celle qui suit, de marier l'expérience acquise et l'inventivité féconde. Ainsi la continuité sera préservé de la routine et sera même vivifiée.
En mars 2014, je ne solliciterai donc pas un nouveau mandat, mais je n'ai pas l'intention d'abandonner la population portoise. Je reste attaché à cette ville où j'ai grandi avec mes frères et sœurs, où j'ai reçu de ma mère et mon père de cheminot des valeurs essentielles, où j'ai été initié aux luttes sociales et politiques. Je serai là pour accompagner la nouvelle équipe. Au cours de mes mandats de maire, j'ai toujours eu à cœur de travailler en étroite liaison avec l'ensemble des conseillères et des conseillers de ma liste. Ainsi, les élus ont pu se former par l'action sur le terrain et se familiariser avec les dossiers importants de la ville.
C'est le cas d'Henri Hippolyte, dit loulou. Conseiller municipal depuis deux mandatures, cinquième adjoint dans l'équipe actuelle. Conseiller général du deuxième canton, il connaît les enjeux majeurs de notre commune et saura poursuivre le développement de celle-ci à la tête de la prochaine équipe municipale. Il saura allier la fidélité au passé du Port, l'implication dans son présent et la vision qui met le cas sur son futur.
Nous aimons notre ville, nous voulons que Portoises et Portois, de tous âges, aient plaisir à vivre dans cette cité jeune et dynamique. Je sois confiant dans notre avenir, car je sais qu'il dépend de vous. Je remercie de tout ce que nous avons fait et vécu ensemble.
Six ans plus tard, j'étais premier adjoint de Pierre Vergès, avant de devenir maire en 1994. Depuis lors, en 1995, puis en 2001 et à nouveau en 2008, les Portoises et les Portois ont bien voulu m'exprimer largement leur confiance. Je leur en suis reconnaissant et les liens que nous avons tissés ensemble au cours de toutes ces années, sont durables.
Tout au long de ces trois décennies, mon souci permanent a été à la fois de m'inscrire dans la continuité d'un développement urbain, économique et social défini par Paul Vergès dès 1971 et de prendre en compte les besoins de la population, dans le cadre de nouvelles compétences accordées par la loi aux communes.
J'ai été particulièrement heureux d'avoir pu, avec mon équipe, assurer l'achèvement du grand chantier de l'endiguement de la rivière des Galets. Heureux d'avoir su, malgré des difficultés, trouver des modes de concertation efficaces avec la population dans les différentes opérations de RHI. Heureux d'avoir à mon tour apporté ma contribution à un service de qualité pour l'alimentation en eau potable.
Heureux de voir comment le littoral Nord aménagé accueille les sportifs de tous âges et les pique-niques des familles. Heureux de constater le dynamisme associatif, culturel et sportif de la ville. Heureux que notre cité maritime, fidèle à sa vocation d'ouverture, ait développé des liens réguliers, entre autres avec Tamatave, Durban, Port-Louis, Quélimane et les Chagossiens chassés de leur terre.
En même temps, si un maire, par sa proximité avec sa population, a la volonté d'assurer au mieux l'épanouissement de celle-ci, il fait aussi l'expérience des contraintes financières et des limites de son action. A l'écoute de la population autant que j'ai pu, j'ai dû constater l'insuffisance de moyens nécessaires pour assurer le respect effectif de droits fondamentaux tels le travail et le logement qi relèvent principalement de l'Etat.
La grande pauvreté qui touche une part importante de la population nourrit la frustration et parfois la colère comme en février dernier. Mais jusqu'ici aucune réforme de fond n'a permis d'engager La Réunion sur la voie du développement créateur d'emplois.
D'un mandat à l'autre, l'équipe municipales fait converger ses efforts pour assurer la poursuite du projet de ville. Aujourd'hui, d'autres chantiers sont à ouvrir, parce que la population augmente, parce que sa composition et et ses aspirations évoluent. A l'image de ces changements constants, les hommes et les femmes prêts à mettre leur temps et leur énergie au service des autres doivent se renouveler. En fait, il s'agit de trouver un équilibre entre une génération et celle qui suit, de marier l'expérience acquise et l'inventivité féconde. Ainsi la continuité sera préservé de la routine et sera même vivifiée.
En mars 2014, je ne solliciterai donc pas un nouveau mandat, mais je n'ai pas l'intention d'abandonner la population portoise. Je reste attaché à cette ville où j'ai grandi avec mes frères et sœurs, où j'ai reçu de ma mère et mon père de cheminot des valeurs essentielles, où j'ai été initié aux luttes sociales et politiques. Je serai là pour accompagner la nouvelle équipe. Au cours de mes mandats de maire, j'ai toujours eu à cœur de travailler en étroite liaison avec l'ensemble des conseillères et des conseillers de ma liste. Ainsi, les élus ont pu se former par l'action sur le terrain et se familiariser avec les dossiers importants de la ville.
C'est le cas d'Henri Hippolyte, dit loulou. Conseiller municipal depuis deux mandatures, cinquième adjoint dans l'équipe actuelle. Conseiller général du deuxième canton, il connaît les enjeux majeurs de notre commune et saura poursuivre le développement de celle-ci à la tête de la prochaine équipe municipale. Il saura allier la fidélité au passé du Port, l'implication dans son présent et la vision qui met le cas sur son futur.
Nous aimons notre ville, nous voulons que Portoises et Portois, de tous âges, aient plaisir à vivre dans cette cité jeune et dynamique. Je sois confiant dans notre avenir, car je sais qu'il dépend de vous. Je remercie de tout ce que nous avons fait et vécu ensemble.