sak ifé nout jordu ék nout demin

DOM-TOM : et si cette France-là était un îlot de résistance ?


Dans la presse
Dimanche 17 Mars 2013

C’est un archipel (encore) français dans lequel la rentrée scolaire a eu lieu il y a à peine un mois : la Nouvelle Calédonie. Depuis 1999, l’enseignement élémentaire n’est plus sous la coupe de celui de la métropole. Un observateur ami de Boulevard Voltaire nous rapporte son étonnement d’y avoir vu une école primaire tout autre que celle de l’hexagone, arborant le drapeau français en bonne place et imposant le port de l’uniforme — un uniforme propre à chaque école, favorisant l’émulation — à ses élèves. Sans complexe. Et l’explication de cette différence entre l’école là-bas et l’école chez nous tient sans doute essentiellement dans ce dernier mot.


DOM-TOM : et si cette France-là était un îlot de résistance ?
Bien sûr, il y a probablement l’influence de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie, proches géographiquement. Il y a aussi, inscrite dans l’histoire de cet archipel, une expérience douloureuse et chaotique qui en a vacciné plus d’un contre le virus qui sévit en métropole de la foi angélique dans le multiculturalisme : un uniforme pour l’homogénéité et un drapeau français pour l’amour du pays. Fussent-ils forcés. Aux Antilles aussi, du reste, l’uniforme à l’école se généralise.

Mais il y a surtout ce blanc-seing qu’offre aux DOM-TOM leur statut de vestige d’empire colonial et donc de victime dans l’inconscient collectif, quand la métropole traîne sa culpabilité comme la bosse de Quasimodo. Complexe de colonisateur, complexe de collaborateur, deux mots sur lesquels on tire alternativement dès lors que le baudet France, bien docile avec ses œillères, montre des velléités de prendre des chemins de traverse interdits, comme par exemple celui honni entre tous du patriotisme.

Les DOM-TOM doivent être soignés, dorlotés, flattés. On doit y faire preuve de toutes les indulgences. D’autant que de fortes attentes sociales, notamment en matière d’emploi, les portent traditionnellement à voter à gauche. François Hollande, lors de sa visite pendant la campagne présidentielle, avait d’ailleurs répété qu’ils étaient "une chance pour la France" (comprendre "une chance pour moi").

Et si, pour une fois, il avait eu raison ? Mais pas comme il l’entendait. Si cette immunité de fait dont jouissent les DOM-TOM donnait une tribune au bon sens et à la liberté d’expression ? Un exemple patent en a été le vote massif à l’Assemblée de leurs élus contre le mariage pour tous, là où on aurait pu s’attendre, eu égard au rôle de Taubira, à un réflexe solidaire "outre-mer". Lire la suite ici

Boulevard Voltaire



      Partager Partager

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 14 Avril 2016 - 07:43 ​DROIT DE RÉPONSE

Mardi 3 Février 2015 - 19:14 La première d'après qui ?