Christian Balou lie audace et lucidité. Passions et vérités. Sans esprit polémique ou de revanche, et rancœur. L'homme de la terre a livré ses pensées, ses espoirs et son rêve. Sans retenue. Et avec convictions. Sa force, c'est ce passé qui éclaire son présent et son avenir comme cette lampe "tempête" qu'il tenait au-dessus des épaules de Paul Vergès pendant que le co-fondateur du PCR faisait son discours. "J'avais treize ans. C'était en 1964". "Ça ne me rajeunit pas", a souri le chef charismatique du PCR.
L'exploitant agricole a aussi parlé de Jean-Baptiste Ponama et Serge Sinimalé. Et Bruny Payet. "A l'époque, Bruny disait que toutes les boutiques "chinois" allaient disparaître. Il a affirmé que nous allons subir, que l'esclavage allait juste changer de forme. On allait enlever les chaînes à nos pieds, pour les mettre à nos cerveaux. Et c'est vrai. C'est ce qui nous est arrivé. Bruny a vu juste". Christian Balou reconnaît la responsabilité des politiques et des communistes, dans cet échec.
"Trop souvent, les instances dirigeantes ont pris des décisions sans consulter la base. Sans nous consulter. Puis, c'était à nous d'expliquer aux militants le pourquoi de ces mesures du parti. Nous avions encore plus de responsabilités que nos chefs". Le Dionysien regrette que cette situation ait conduit les ténors du PCR à s'éloigner peu à peu de la base. Des militants. Des électeurs. "Le parti n'a plus tenu compte du quotidien de la population. Le PCR a alors perdu contact avec la population".
Christian Balou fustige aussi les différentes politiques menées et qui ne tiennent pas compte des réalités locales. "Comment se fait-il que personne ne parle pas du problème de surpopulation qui nous attend. Comment allons-nous vivre à un million d'habitants sur 2.500 km2 ? Si nous continuons à construire des logements, à bétonner encore plus de surfaces, où ira-t-on prendre les terrains ? Qu'est-ce qui restera comme terres pour l'agriculture et nourrir la population ? Le problème se pose aussi pour l'infiltration d'eau dans la terre et le renouvellement des nappes phréatiques".
L'agriculteur enfonce le clou. "Les politiques passent leur temps à se renvoyer les responsabilités, mais aucun parti ne prend les mesures pratiques et efficaces. J'ai espoir que ce huitième Congrès rapproche le PCR de la population. Et mon parti s'engage comme avant, et ce pour répondre aux demandes des Réunionnais. Et mon rêve, que les Réunionnais se sentent plus concernés par l'avenir de leur île. Et qu'ils retrouvent leur dignité !"
L'exploitant agricole a aussi parlé de Jean-Baptiste Ponama et Serge Sinimalé. Et Bruny Payet. "A l'époque, Bruny disait que toutes les boutiques "chinois" allaient disparaître. Il a affirmé que nous allons subir, que l'esclavage allait juste changer de forme. On allait enlever les chaînes à nos pieds, pour les mettre à nos cerveaux. Et c'est vrai. C'est ce qui nous est arrivé. Bruny a vu juste". Christian Balou reconnaît la responsabilité des politiques et des communistes, dans cet échec.
"Trop souvent, les instances dirigeantes ont pris des décisions sans consulter la base. Sans nous consulter. Puis, c'était à nous d'expliquer aux militants le pourquoi de ces mesures du parti. Nous avions encore plus de responsabilités que nos chefs". Le Dionysien regrette que cette situation ait conduit les ténors du PCR à s'éloigner peu à peu de la base. Des militants. Des électeurs. "Le parti n'a plus tenu compte du quotidien de la population. Le PCR a alors perdu contact avec la population".
Christian Balou fustige aussi les différentes politiques menées et qui ne tiennent pas compte des réalités locales. "Comment se fait-il que personne ne parle pas du problème de surpopulation qui nous attend. Comment allons-nous vivre à un million d'habitants sur 2.500 km2 ? Si nous continuons à construire des logements, à bétonner encore plus de surfaces, où ira-t-on prendre les terrains ? Qu'est-ce qui restera comme terres pour l'agriculture et nourrir la population ? Le problème se pose aussi pour l'infiltration d'eau dans la terre et le renouvellement des nappes phréatiques".
L'agriculteur enfonce le clou. "Les politiques passent leur temps à se renvoyer les responsabilités, mais aucun parti ne prend les mesures pratiques et efficaces. J'ai espoir que ce huitième Congrès rapproche le PCR de la population. Et mon parti s'engage comme avant, et ce pour répondre aux demandes des Réunionnais. Et mon rêve, que les Réunionnais se sentent plus concernés par l'avenir de leur île. Et qu'ils retrouvent leur dignité !"