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Carburant : Didier Robert est dans son droit, il est cohérent dans sa démarche politique


Édito
Lundi 10 Septembre 2012

Le président de la Région Réunion n'a ni tort, ni raison dans son positionnement, quant à la participation de sa collectivité à la baisse des prix du carburant. Didier Robert est juste dans son droit. Il demeure logique avec son engagement politique. Ni Victorin Lurel, ministre des Outre-mer, ni Ericka Bareigts, députée, ne peut l'obliger à prendre part financièrement à la réduction du litre du sans-plomb et du gazole. C'est politique.


Carburant : Didier Robert est dans son droit, il est cohérent dans sa démarche politique
Quand la politique repasse les plats. Et c'est le Cospar (Collectif des organisations syndicales politiques associatives de La Réunion) qui en 2009 lors des manifestations contre la vie chère et pour la revalorisation des bas salaires et des minima sociaux. Le Collectif avait sollicité la Région Réunion (présidé alors par Paul Vergès) et le Conseil général (toujours dirigée par Nassimah Dindar) pour une contribution de 50 euros, chacun(e), pour la mise en place du RSTA (Revenu supplémentaire et temporaire active).

Les deux collectivités ont refusé. "C'est à l'Etat de payer". Paul Vergès et Nassimah Dindar avaient raison. C'était avant tout un choix politique. C'est aussi une décision politique lorsque la présidente du Conseil général et le président du Conseil régional (Didier Robert) apportent leur soutien à la baisse des prix du carburants et du gaz, et à soutenir la réduction des prix de soixante produits solidaires. Concernant les produits solidaires, le PCR était aussi dans son droit et dans son rôle lorsqu'il a contesté la forme validée par le Département.

C'est vrai, Didier Robert était également à cette époque dans une stratégie politique. L'UMP, son camp politique, était au gouvernement, la campagne de la présidentielle et des Législatives, était lancée depuis longtemps. Et, le président sortant, Nicolas Sarkozy, était malmené dans les sondages. Bien sûr, ce contexte a aussi motivé son positionnement. L'opposition régionale n'a eu de cesse de dénoncer "cette stratégie en tous points politiques". L'Alliance était dans son droit. Et dans son rôle.

Aujourd'hui, Didier Robert ne veut pas engager les finances de la Région Réunion dans la baisse des prix du carburant. Il a ses raisons. Politiques sans doute. Il n'en demeure pas moins qu'il est dans son droit. Et dans son rôle. Pourquoi un président de Conseil régional, et secrétaire national de l'UMP (au moins jusqu'au 26 novembre) doit-il soutenir sur ses deniers, une mesure d'un gouvernement qui n'est pas de son camp politique ?

Et là où Didier Robert a raison : où est l'équité nationale ? C'est l'un des éléments développés dans son courrier au préfet : "Sur le fond, il s’agit là d’une mesure nationale, décidée par le gouvernement. Dans ces conditions, ce dispositif doit pouvoir s’appliquer dans notre département comme sur l’ensemble du territoire national. Force est de constater que tel n'a pas été le cas ; plus grave, les régions métropolitaines n'ont absolument pas été mises à contribution pour financer ce dispositif, alors que ces mêmes régions perçoivent une partie de la fiscalité sur les carburants estimée à 4 milliards d'euros, au titre de la TICPE. Il serait injuste et inéquitable qu’il puisse en être différemment pour  La Réunion".

Sur ses seuls arguments, Didier Robert a raison. Totalement raison...




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