"Alors que nous œuvrons sur le terrain pour informer les Réunionnaises et les Réunionnais afin de les inviter à y participer, nous dressons un double constat inquiétant :
- les gens savent à peine ce que recouvre la réalité d'un parc national,
- ils ne savent pas plus qu'une enquête publique est en cours sur le projet de charte.
Pour nous être rendus dans plusieurs municipalités, nous avons également pu constater que même les employés communaux ne sont pas informés et lorsque nous avons demandé à consulter le dossier d'enquête publique, nous avons du attendre longtemps avant que l'on soit en mesure de nous indiquer dans quels lieux il se trouvait, soit généralement bien à l'écart du public.
Ce dossier de plus de 300 pages est tout simplement incompréhensible pour le grand public, tant il est très technique, et inaccessible pour les quelques 110 000 illettrés que comptent encore La Réunion, soit presque 20% de la population se trouvant notamment localisée dans les Hauts.
Si notre collectif s'est attaché à défendre quelques dossiers emblématiques liés à l'exercice d'activités dans le cœur du parc et dont l'issue est toujours incertaine à ce jour, nous avons aussi toujours milité pour que l'humain soit au cœur de ce projet, que la culture et la tradition soient des piliers du projet de charte, tels que cela avaient toujours été présentée par la mission de création du parc.
Au delà des beaux principes que sous-tendent la charte et auxquels il serait difficile de ne pas adhérer, le projet du parc répond surtout aux seuls soucis, des scientifiques et de l’Unesco, plutôt qu'aux aspirations et besoins d'une population en constante augmentation, dont 30 % est au chômage et 52 % vivent sous le seuil de pauvreté.
Depuis 5 ans le parc transforme la population réunionnaise en bouc émissaire. Il harcèle en pointant le moindre écart du petit citoyen pour justifier son "incontournable" existence, en appliquant la propagande du catastrophisme (perte des biodiversités et des écosystèmes), tout en autorisant des choses aberrantes sous couvert de la science (Observatoire atmosphérique du Maido).
S'il est important de protéger nos espaces naturels, encore faut-il le faire intelligemment en tenant compte des réalités du terrain plus que des contraintes administratives le plus souvent incohérentes, inadaptées et incomprises des usagers ancestraux du milieu. A La Réunion, les " usagers ancestraux du milieu " sont 170.000 à vivre dans le périmètre du parc… Sans compter le reste de la population qui fréquente le cœur de l’île. Une donnée sociologique trop vite sous-estimée.
Ainsi, de nouvelles réglementations vont contraindre les habitants à réformer un mode de vie façonné par des générations de présence dans les Hauts. Nous savons que la vie dans les Hauts y fut et y reste rude. La norme environnementale semble se soucie fort peu de la condition sociale de ces populations, pourtant les plus pauvres du pays. Elle accroît leurs difficultés en les présumant incapables de gérer les ressources de leur environnement.
Parce que nous pensons que la protection de la nature ne doit pas uniquement passer par des interdictions, mais aussi et surtout par l'information, nous vous sollicitons en votre qualité de rédacteur en chef pour la tenue d'un débat sur votre média, afin de permettre la confrontation des points de vue sur ce projet qui va impacter La Réunion et sa population pour les 10 prochaines années".
Contact
Antoine Fontaine
0692 77 89 02
- les gens savent à peine ce que recouvre la réalité d'un parc national,
- ils ne savent pas plus qu'une enquête publique est en cours sur le projet de charte.
Pour nous être rendus dans plusieurs municipalités, nous avons également pu constater que même les employés communaux ne sont pas informés et lorsque nous avons demandé à consulter le dossier d'enquête publique, nous avons du attendre longtemps avant que l'on soit en mesure de nous indiquer dans quels lieux il se trouvait, soit généralement bien à l'écart du public.
Ce dossier de plus de 300 pages est tout simplement incompréhensible pour le grand public, tant il est très technique, et inaccessible pour les quelques 110 000 illettrés que comptent encore La Réunion, soit presque 20% de la population se trouvant notamment localisée dans les Hauts.
Si notre collectif s'est attaché à défendre quelques dossiers emblématiques liés à l'exercice d'activités dans le cœur du parc et dont l'issue est toujours incertaine à ce jour, nous avons aussi toujours milité pour que l'humain soit au cœur de ce projet, que la culture et la tradition soient des piliers du projet de charte, tels que cela avaient toujours été présentée par la mission de création du parc.
Au delà des beaux principes que sous-tendent la charte et auxquels il serait difficile de ne pas adhérer, le projet du parc répond surtout aux seuls soucis, des scientifiques et de l’Unesco, plutôt qu'aux aspirations et besoins d'une population en constante augmentation, dont 30 % est au chômage et 52 % vivent sous le seuil de pauvreté.
Depuis 5 ans le parc transforme la population réunionnaise en bouc émissaire. Il harcèle en pointant le moindre écart du petit citoyen pour justifier son "incontournable" existence, en appliquant la propagande du catastrophisme (perte des biodiversités et des écosystèmes), tout en autorisant des choses aberrantes sous couvert de la science (Observatoire atmosphérique du Maido).
S'il est important de protéger nos espaces naturels, encore faut-il le faire intelligemment en tenant compte des réalités du terrain plus que des contraintes administratives le plus souvent incohérentes, inadaptées et incomprises des usagers ancestraux du milieu. A La Réunion, les " usagers ancestraux du milieu " sont 170.000 à vivre dans le périmètre du parc… Sans compter le reste de la population qui fréquente le cœur de l’île. Une donnée sociologique trop vite sous-estimée.
Ainsi, de nouvelles réglementations vont contraindre les habitants à réformer un mode de vie façonné par des générations de présence dans les Hauts. Nous savons que la vie dans les Hauts y fut et y reste rude. La norme environnementale semble se soucie fort peu de la condition sociale de ces populations, pourtant les plus pauvres du pays. Elle accroît leurs difficultés en les présumant incapables de gérer les ressources de leur environnement.
Parce que nous pensons que la protection de la nature ne doit pas uniquement passer par des interdictions, mais aussi et surtout par l'information, nous vous sollicitons en votre qualité de rédacteur en chef pour la tenue d'un débat sur votre média, afin de permettre la confrontation des points de vue sur ce projet qui va impacter La Réunion et sa population pour les 10 prochaines années".
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Antoine Fontaine
0692 77 89 02