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Politique
Dimanche 11 Aout 2013

Pierre Moscovici, le ministre de l'économie, a annoncé samedi dernier, une nouvelle hausse "limitée" des prélèvements obligatoires de 0,3% du PIB, pour le budget 2014, conjuguée à une réduction des dépenses publiques, comme le recommande depuis fort longtemps le Fonds monétaire international (FMI).


Ce dernier  précise toutefois que cette augmentation des prélèvements obligatoires sera "comme toujours" opérée dans la "justice sociale". Sacré farceur ce Moscovici !

Après s'être moqué des contribuables français, dans le cadre de la commission d'enquête parlementaire sur l'action du gouvernement et des services de l'Etat concernant l'affaire Cahuzac, en mettant en évidence une contradiction totale entre ses affirmations et celle de son ancien ministre au budget, M. Moscovici a le culot, comme tous ses collègues du gouvernement d'ailleurs, de nous justifier constamment ces hausses des prélèvements obligatoires, par les déficits légués par la droite en son temps.

Quand donc allons-nous voter pour des hommes (des vrais...), qui ne cherchent pas constamment des excuses concernant leurs mauvaises gestion, prévisions ou analyses, en rejetant sur d'autres constamment leurs échecs ? Quand donc, allons-nous mettre aux affaires des hommes ou des femmes répondant de leurs actes sans prendre excuse de ce qu'ils défendent pourtant ardemment : L'alternance. Souvenons-nous de ce qu'à lui-même reconnu le Président de la République, François Hollande : sa sous estimation de la crise, pendant la campagne présidentielle.

De deux choses l'une. Soit on nous emberlificote avec cette pseudo-nécessaire alternance démocratique pratiquée entre L'UMP et Le PS depuis plus de 30 ans, et on ne recherche alors nullement la cause de ses échecs chez l'autre, soit on accepte les conséquences catastrophiques d'un faux bipolarisme qui n'est en fait que la stricte continuité de la politique menée depuis le début de la  Vème  République  par les deux camps.

Concernant la réduction des dépenses publiques, seule la sémantique change. Quelle différence de fond entre la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) du précédent gouvernement et la  MAP (Modernisation de l'Action Publique) du gouvernement socialiste ? Peut être la méthode. En effet, la MAP, qui devait être à l'origine, le fruit de discussions et d'accords plus « fraternels » entre les différends intervenants, semble emprunter aujourd'hui la voie du passage en force, de la non concertation tant promise. Voire même celle de l'"Oukaz". Sacrés socialistes !

M. Moscovici semble soudain croire en les prévisions d'un Fonds Monétaire International (FMI), que pourtant, lui même et ses amis du gouvernement, n'ont jamais voulu croire concernant ses chiffres sur la croissance. Des chiffres qui étaient il est vrai, bien en deçà de ceux fournis par le gouvernement socialiste pour ses prévisions de croissance et du fameux changement qui n'a toujours pas eu lieu. Un FMI dirigé, il faut le rappeler également, par la crème d'un capitalisme libéré, voire même néo-libéral, et qui n'a rien, mais vraiment rien de socialiste.

J'ai nommé Madame Christine Lagarde. Ce qui conforte, vous en conviendrez, mon analyse sur la stricte continuité de la politique menée depuis des dizaines d'années, par les deux camps, faux-frères ennemis, et finalement copains comme cochons. L'on peut donc affirmer sans erreur, que le bipolarisme politique en France n'est qu'une invention de ceux-là mêmes qui sont aux affaires depuis fort longtemps.

Pour ce qui est de la nouvelle hausse prochaine des prélèvements obligatoires (tant pour pour entreprises que pour les particuliers), ces gouvernements vous donnent d'une main ce qu'ils vous reprennent de l'autre, mais toujours dans "la justice sociale" nous disent-ils. Ils gouvernent, ils naviguent, au petit bonheur la chance. Bref, ils se maintiennent au pouvoir. Rassurons-nous, le gouvernement « socialiste » veille, comme l'a affirmé encore récemment le président Hollande en déplacement, à une chômeuse excédée qui lui faisait part de son profond désarroi.

S'ils sont assurément là pour notre bien. Permettez moi d'en douter..

Marc Lewitt


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