1) Dans ce système néocolonial, où règnent des seigneurs féodaux politiques, économiques et médiatiques, le Réunionnais, issu du peuple, a-t-il des chances de pouvoir vivre debout et libre?
La réponse est non. Il faut impérativement une rupture avec ce système.
Comment accéder à l'autosuffisance alimentaire ou l'autonomie alimentaire, lorsque la dictature de la consommation nous est imposée par les monopoles et les importateurs.
2) Pourquoi nos jeunes n'ont pas de travail ici?
La réponse se trouve, en partie, dans la 1ere réponse. Pas de production locale, pas de création d'emplois.
Pour les jeunes non formés, notre gouvernance les soumets à l'assistance, au chantage aux divers contrats financés par l'Etat et au clientélisme politique, surtout de la part des élus municipaux.
Pour les diplômés, s'ils n'ont pas la chance d'avoir un piston ou être membre de la famille d'un élu, la seule solution c'est l'exil. Exil, enregistré, programmé, organisé par les élus de craintes d'être confrontés à une élite intellectuelle mobilisée, engagée à favoriser la rupture avec ce système.
Aimé Césaire qualifiait l'exil de génocide par substitution. En contre partie, le nombre de métropolitains est d'une telle ampleur que l'INSEE ne publie plus les chiffres des mouvements migratoires de cette communauté sur notre sol, de l'embauche de celle-ci, aux prétextes fallacieux et racistes, d'une main d'œuvre locale sous qualifiée ou incompétente.
Nous nous trouvons face à cette société coloniale véhiculant les idées jugeant d'inférieure la population colonisée, et supérieure une population colonisatrice.
3) La langue maternelle muselée est la conséquence de la situation coloniale, citée plus haut.
4) A qui profite les embouteillages à La Réunion?
La réponse se trouve aussi dans la réponse de la première question.
Importer, importer, consommer, consommer pour plus importer. Les élus actuels et leurs partis ne peuvent rien proposer pour inverser cette tendance, sinon que l'aggraver. Avec l'octroi de mer, ils ont en leur possession une manne financière très importante pour leur accession au pouvoir et toute la panoplie de privilèges.
Pourtant, il existe des solutions. Personne à la volonté de les instaurées, sauf quelques associations et quelques petits partis dont les dirigeants sont frappés de censure, comme Aline Murin et aussi, Yanis Payet et son parti l'Union Démocrate.
Quand les médias permettrons à ces jeunes Réunionnais de talent de pouvoir présenter leurs idées et à participer à des débats avec les élus ?