Les contestations et les échauffourées de ces dernières semaines, provoquant au passage, la destruction de plusieurs Très Très Petites Entreprises (TTPE) dans le paysage économique de l’Ile déjà très touché par la crise économique, ont-elles eu raison de leur ténacité et de leur intensité ?
Cependant et malgré l’intérêt majeur d’insertion pour ces 2000 jeunes sans diplômes et non qualifiés, ces derniers posent en filigrane un certain nombre de problèmes qui devront être réglés rapidement. En lisant les appréciations plurielles des commentaires sur différents sites internet médiatiques locaux, les avis divergent mettant ainsi l’accent sur un sentiment mitigé de l’arrivée de ces contrats aidés à la veille des élections.
En effet, selon les données de la DIECCTE, sur les 12 800 contrats aidés alloués à la Réunion cette année, seuls 20 % ont été consommés. Il est fort étonnant de constater qu’aucune communication institutionnelle incitative n’a fait l’objet d’une campagne spécifique pour informer de l’existence de ces contrats disponibles. Tout porte à croire qu’aujourd’hui, à la Réunion, il faut « casser et briser » pour être entendu ou pour que l’on daigne s’intéresser quelque peu aux problèmes de fond des réunionnais. Les demandes pacifistes et paisibles n’ont plus aucun écho auprès de l’Etat et des institutions territoriales ou locales. Contraignant ainsi la population à utiliser la force et la violence au travers d’une révolution pour être enfin écoutés.
Par ailleurs, ces contrats aidés suscitent un certain nombre de questions. Quelle est la durée de ces contrats ? 1 an, 6 mois ? Quelles sont les perspectives d’embauche à l’issue de ces contrats précaires afin d’éviter toute frustration et désenchantement du dispositif ? L’insertion durable post-contrat aidé constitue un axe majeur de mes interrogations de fond. L’Etat répond-t-il à une urgence sociale en pansant les blessures par la mise à disposition des contrats aidés précaires ou l’Etat souhaite-t-il résorber définitivement le problème endémique du chômage à la Réunion ? Tel est l’enjeu !
D’autre part, ces contrats seront-ils assortis de formation diplômante ou qualifiante afin d’améliorer voire de développer l’employabilité de ces jeunes ? Cette phase de formation serait-elle obligatoire et contractuelle lors de la signature de ces contrats ? Quelles sont seront les mesures mises en œuvre pour contrôler la réalisation effective de ces actions de formation ?
Y aura-t-il un suivi opérationnel individuel au sein de chaque entité publique ou privée du parcours professionnalisant de ces jeunes (leurs missions, leurs tâches et comment mesurer leur performance et leur efficacité professionnelle, leur évolution, leur projet professionnel …) ? Ces jeunes auront-ils un tuteur à l’intérieur de chaque entreprise dans la perspective de développer l’apprentissage par un tutorat individuel ou collectif ?
Ce que je propose en qualité de candidate à la Députation et en qualité de spécialiste en Ressources Humaines et Formation, il est salutaire de réaliser une intégration progressive par une phase de socialisation professionnelle en amont, et ce, afin de faciliter l’Insertion Equitable et Réelle de ces jeunes par l’acquisition des fondamentaux du savoir-vivre en entreprise. Nul doute que ces contrats aidés doivent constituer un tremplin vers l’emploi pérenne et durable. Des dispositifs d’accompagnement fiables existent et les experts en matière de gestion des ressources humaines maîtrisent parfaitement ce processus d’insertion Equitable et Réelle. En ma qualité de docteur en Gestion des Ressources Humaines, je suis prête, en l’espèce à indiquer la marche.
Les jeunes peuvent et doivent rapidement devenir les acteurs essentiels de leur insertion et de leurs parcours, il faut tout simplement leur donner les moyens et de croire en leurs potentiels et imaginations. Ils sont naturellement dotés de talents, de dons et de savoirs-faire cachés. Il importe donc de leur donner des responsabilités et de l’autonomie par la définition précise de leurs fonctions. La valorisation du potentiel des jeunes réunionnais passe par une volonté marquée de respecter l’individu dans sa trajectoire personnelle et dans son construit sociologique et psychologique. Le jeune réunionnais n’est pas un sujet-objet sur lequel on agit pour répondre à un objectif politique à la veille des élections.
Dès lors, il est étonnant de constater que cette « manne » des contrats tombent du ciel ou plutôt tombent de la préfecture à la veille des élections présidentielles et législatives.
- Quelles sont les collectivités territoriales, locales ou associatives qui sont les heureuses bénéficiaires ?
- Les contrats aidés découlent-ils d’une politique d’emploi constructif qui place le jeune réunionnais au cœur du développement socio-économique et sociétal comme un acteur essentiel de l’avenir de son île ?
- Ou constituent-ils un dispositif clientéliste à des fins électorales ?
- Manipulation électorale ou vecteur d’insertion durable pour un développement endogène de la Réunion ?
- Ce que je propose en qualité de candidate aux législatives, c’est que tout contrat aidé ne devrait pas être mis à disposition des collectivités locales ou territoriales 6 mois avant toute élection notamment lorsque les candidats appartiennent à ces appareils politiques.
Redoutons ensemble d’autres soulèvements populaires.
Margaret Robert-Mucy
Docteur en Gestion des Ressources Humaines & Formation
Candidate aux élections législatives dans la première circonscription Saint-Denis
Cependant et malgré l’intérêt majeur d’insertion pour ces 2000 jeunes sans diplômes et non qualifiés, ces derniers posent en filigrane un certain nombre de problèmes qui devront être réglés rapidement. En lisant les appréciations plurielles des commentaires sur différents sites internet médiatiques locaux, les avis divergent mettant ainsi l’accent sur un sentiment mitigé de l’arrivée de ces contrats aidés à la veille des élections.
En effet, selon les données de la DIECCTE, sur les 12 800 contrats aidés alloués à la Réunion cette année, seuls 20 % ont été consommés. Il est fort étonnant de constater qu’aucune communication institutionnelle incitative n’a fait l’objet d’une campagne spécifique pour informer de l’existence de ces contrats disponibles. Tout porte à croire qu’aujourd’hui, à la Réunion, il faut « casser et briser » pour être entendu ou pour que l’on daigne s’intéresser quelque peu aux problèmes de fond des réunionnais. Les demandes pacifistes et paisibles n’ont plus aucun écho auprès de l’Etat et des institutions territoriales ou locales. Contraignant ainsi la population à utiliser la force et la violence au travers d’une révolution pour être enfin écoutés.
Par ailleurs, ces contrats aidés suscitent un certain nombre de questions. Quelle est la durée de ces contrats ? 1 an, 6 mois ? Quelles sont les perspectives d’embauche à l’issue de ces contrats précaires afin d’éviter toute frustration et désenchantement du dispositif ? L’insertion durable post-contrat aidé constitue un axe majeur de mes interrogations de fond. L’Etat répond-t-il à une urgence sociale en pansant les blessures par la mise à disposition des contrats aidés précaires ou l’Etat souhaite-t-il résorber définitivement le problème endémique du chômage à la Réunion ? Tel est l’enjeu !
D’autre part, ces contrats seront-ils assortis de formation diplômante ou qualifiante afin d’améliorer voire de développer l’employabilité de ces jeunes ? Cette phase de formation serait-elle obligatoire et contractuelle lors de la signature de ces contrats ? Quelles sont seront les mesures mises en œuvre pour contrôler la réalisation effective de ces actions de formation ?
Y aura-t-il un suivi opérationnel individuel au sein de chaque entité publique ou privée du parcours professionnalisant de ces jeunes (leurs missions, leurs tâches et comment mesurer leur performance et leur efficacité professionnelle, leur évolution, leur projet professionnel …) ? Ces jeunes auront-ils un tuteur à l’intérieur de chaque entreprise dans la perspective de développer l’apprentissage par un tutorat individuel ou collectif ?
Ce que je propose en qualité de candidate à la Députation et en qualité de spécialiste en Ressources Humaines et Formation, il est salutaire de réaliser une intégration progressive par une phase de socialisation professionnelle en amont, et ce, afin de faciliter l’Insertion Equitable et Réelle de ces jeunes par l’acquisition des fondamentaux du savoir-vivre en entreprise. Nul doute que ces contrats aidés doivent constituer un tremplin vers l’emploi pérenne et durable. Des dispositifs d’accompagnement fiables existent et les experts en matière de gestion des ressources humaines maîtrisent parfaitement ce processus d’insertion Equitable et Réelle. En ma qualité de docteur en Gestion des Ressources Humaines, je suis prête, en l’espèce à indiquer la marche.
Les jeunes peuvent et doivent rapidement devenir les acteurs essentiels de leur insertion et de leurs parcours, il faut tout simplement leur donner les moyens et de croire en leurs potentiels et imaginations. Ils sont naturellement dotés de talents, de dons et de savoirs-faire cachés. Il importe donc de leur donner des responsabilités et de l’autonomie par la définition précise de leurs fonctions. La valorisation du potentiel des jeunes réunionnais passe par une volonté marquée de respecter l’individu dans sa trajectoire personnelle et dans son construit sociologique et psychologique. Le jeune réunionnais n’est pas un sujet-objet sur lequel on agit pour répondre à un objectif politique à la veille des élections.
Dès lors, il est étonnant de constater que cette « manne » des contrats tombent du ciel ou plutôt tombent de la préfecture à la veille des élections présidentielles et législatives.
- Quelles sont les collectivités territoriales, locales ou associatives qui sont les heureuses bénéficiaires ?
- Les contrats aidés découlent-ils d’une politique d’emploi constructif qui place le jeune réunionnais au cœur du développement socio-économique et sociétal comme un acteur essentiel de l’avenir de son île ?
- Ou constituent-ils un dispositif clientéliste à des fins électorales ?
- Manipulation électorale ou vecteur d’insertion durable pour un développement endogène de la Réunion ?
- Ce que je propose en qualité de candidate aux législatives, c’est que tout contrat aidé ne devrait pas être mis à disposition des collectivités locales ou territoriales 6 mois avant toute élection notamment lorsque les candidats appartiennent à ces appareils politiques.
Redoutons ensemble d’autres soulèvements populaires.
Margaret Robert-Mucy
Docteur en Gestion des Ressources Humaines & Formation
Candidate aux élections législatives dans la première circonscription Saint-Denis