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​APRES LE BREXIT : UN TRAITE ALTERNATIF POUR UNE EUROPE DES NATIONS ET DES PROJETS


Politique
Dimanche 26 Juin 2016

Le BREXIT décidé ce Jeudi 23 juin 2016 par les Britanniques est une nouvelle expression de la défiance des peuples européens vis à vis d’une Union européenne qui se construit contre eux. La décision des Britanniques n’est pas isolée. Elle fait suite à celle des Français qui ont rejeté la constitution européenne en 2005 ou à celle des Grecs qui ont rejeté le plan d’austérité imposé par l’Union en 2015.


La question qui est posée par ce vote n’est donc pas celle de la montée des extrémismes ou du populisme. C’est celle de l’illégitimité et de l’inefficacité du projet d’Union européenne. Tous les commentaires des responsables politiques français depuis vendredi matin confirment d’ailleurs cette analyse, y compris ceux les plus européistes. Ainsi, le président de la République et le premier ministre ont souhaité que l’Union européenne « se recentre sur l’essentiel ». Même pour Alain Juppé, ce serait une « erreur » de « continuer comme avant ».

La construction d’un projet européen alternatif est une des raisons d’être de Debout la France. Notre mouvement est né d’une rupture avec l’UMP, après la trahison par Nicolas Sarkozy du NON français au référendum de 2005.
L’élection présidentielle et les élections législatives seront l’occasion pour Debout la France de présenter et de légitimer ce projet alternatif. Nous souhaitons négocier un nouveau traité avec les autres partenaires européens. Pour se substituer aux traités actuels. Ce nouveau traité devra être ratifié par le peuple français par référendum.

Ce nouveau traité vise à remplacer l’Union européenne par une Communauté des Etats Européens
Les frontières de cette Communauté seront clairement délimitées et excluront les pays n’appartenant pas au continent européen. Elles excluront donc l’entrée de pays non européens, comme la Turquie.
L’objectif de cette communauté sera de créer un espace de liberté, de paix et de prospérité :
- La liberté, par l’indépendance de la Communauté vis à vis de tout Etat ou organisme tiers, notamment en matière de défense et de politique étrangère,
- La paix par un pacte de non agression entre pays membres,
- La prospérité par la participation à un marché commun fondé sur une loyauté des échanges à l’intérieur, une coordination des politiques commerciales et la préférence communautaire vis à vis de l’extérieur.

La communauté agira dans les seuls domaines de compétence qui lui seront délégués par les Etats membres et sur un mode confédéral :
- Vote à l’unanimité ou exceptionnellement vote à la majorité qualifiée avec droit de véto,
- Remplacement de la Commission par un Secrétariat général placé auprès du Conseil européen, seul organe de décision et d’exécution,
- Remplacement du Parlement Européen par l’Assemblée des Etats
européens dont les membres seront désignés par les parlements
nationaux,
- Capacité des parlements nationaux à s’opposer aux décisions de la
Communauté si elles dépassent les compétences qui lui sont déléguées,
- Remplacement de la fonction publique européenne par la mise à
disposition de fonctionnaires des Etats membres.

La communauté disposera de compétences obligatoires :

Le fonctionnement du marché commun,
La conclusion d’accords internationaux à caractère commercial,
La mise en œuvre d’un système monétaire européen, la monnaie unique étant remplacée par une monnaie commune,
La conservation des ressources biologiques de la mer.

La communauté pourra également exercer des nombreuses compétences facultatives, dans le cadre de Communautés spécialisées. Ces Communautés seront constituées des Etats membres volontaires.
Les compétences de la Communauté feront de l’outre-mer un enjeu central des politiques européennes. En outre, la nécessité d’adapter les décisions européennes à la situation de l’outre-mer est également inscrite dans le traité.

Depuis vendredi matin, les tenants du système dramatisent à outrance le BREXIT. Les Britanniques ont seulement décidé de quitter l’Union européenne, pas de quitter l’Europe. Ils sont éminemment européens géographiquement, historiquement, politiquement et économiquement. Ce n’est pas le BREXIT qui pose problème à l’Europe, c’est l’entêtement de l’oligarchie européenne à ne pas entendre l’appel des peuples.

Il n’y a pas qu’une seule façon de faire l’Europe. L’Europe deviendra ce que les peuples européens décideront. Il est vrai que le peuple français a une responsabilité historique particulière à jouer en la matière, notamment dans le cadre de la relation franco-allemande.
A l’occasion de l’élection présidentielle et des élections législatives, le choix des Français sera déterminant.
A qui confieront-il la reconstruction du projet européen :
- à ceux (LR et PS) qui ont construit l'UE telle qu'elle est,
- aux extrêmes (FN et FG),
- ou à des hommes et des femmes qui veulent reprendre le projet de l'Europe confédérale chère au général de Gaulle et abandonné après lui ? Avec ce projet de traité alternatif, Debout la France est déjà prêt à leur proposer cette troisième voie.

Fédération de La Réunion

​Debout la France



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Les commentaires

1.Posté par J. Claude Barret MAR/LPLP le 27/06/2016 10:04
"Les frontières de cette Communauté seront clairement délimitées et excluront les pays n’appartenant pas au continent européen." ce programme sent le racisme à plein nez. Sinon bravo, j'espère que vous allez aussi reconnaitre le droit à l'autodétermination des peuples colonisés maquillé en département français en 1946, et cela en violation des recommandations de la SDN. Si sé sà, mi vote deux mains pou zot, mé mi fé pa mwin d'illusion, l'Etat français a besoin impérativement de ses colonies pour sa survie.

2.Posté par papangue le 28/06/2016 17:58
Le Brexit, c'est simplement l'histoire qui nous rappelle à l'ordre,
moi aussi, je croyais que l'Europe était une idée magnifique que c'était le moyen de tourner une page sombre de NOTRE HISTOIRE, mais j'ai appris (documents à l'appui) que le "vieux démon" rodait toujours, il est présent avant, pendant et après la création de l'Europe,
je vous parle de Walter HALLSTEIN, nommé PREMIER Président de la Commission Européenne, ancien OFFICIER NAZI arrêté en 1944 à CHERBOURG par les alliés ( les américains) , emprisonné dans un camps aux Etats-Unis, qui, à son retour en Allemagne se retrouvera dans les plus hautes sphères du pouvoir pour élaborer le traité.
alors pour moi, il n'est pas question de cautionner ça, je refuse cette EUROPE qui souille la mémoire de nos soldats morts pour la FRANCE .

3.Posté par PATRIOTE 974 le 29/06/2016 20:10
Heureusement que certains voient la REALITE et ne s'occupent pas de l'ENDOCTRINEMENT MEDIATICO-POLITIQUE, car les technocrates qui gouvernent l'Europe, ne sont même pas élus par les peuples de l'UE ! Plutôt que d'écouter le vote du peuple Britannique, on préfère parler de plus d'Europe...sans s'occuper de modifier cette MACHINE gigantesque obéissant à des intérêts qui sont loin d'être ceux des travailleurs ...L'EUROPE doit bien évidemment exister mais pas de cette façon si nocive, quand on sait par exemple que la FRANCE verse 21 Milliards d'euro à Bruxelles par an et que seulement 13 Milliards nous sont reversés !!!!!
A QUAND UN REFERENDUM POUR LA FRANCE ? Les dirigeants ont bien trop peur maintenant de ]inous faire voter ...ils savent ce qu'il en résulterait !!!i[

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