Ce qui fait la vie de la cité…
Citoyen

​100-80=20

Samedi 25 Novembre 2017

Et voilà ! C’est une vérité mathématique qui ne surprend personne. Tous les français savent faire cette opération de base. Mais tous les français ne mettront pas cette vérité mathématique en application ou plutôt 20 % des contribuables seront forcés de s’inscrire dans cette démarche scientifique basique.



Où veut-il en venir se diront d’aucuns ? Eh bien, c’est très simple, il suffit d’écouter les actualités et les propos de ceux qui sont chargés de gérer les deniers publics, le chef de l’Etat et les ministres (dont ceux chargés de l’économie et des finances). Oui, je veux parler de la Taxe d’Habitation que je mettrai dans le triptyque  « Liberté, Egalité, Fraternité » dont nous devons nous enorgueillir.

La bonne nouvelle pour beaucoup de français (80 %) est la suppression progressive de cet impôt. Combien de personnes (en milliers de contribuables) seront concernées par ce positionnement politique ? Mais, hélas, ne sont-elles pas les mêmes qui ne paient pas grand-chose habituellement ? Et qui demandent le plus quotidiennement ?

L’argument du président de la République est clair et ferme : « la Taxe d’Habitation est un impôt injuste ». La déduction est que cette injustice ne concerne que 80 % des contribuables. Et, par conséquent, en dépit d’un élément du triptyque cité, on peut déduire que tous les contribuables ne peuvent pas être traités selon ce principe fondamental. Qu’il est juste que 20% de foyers fiscaux continuent de payer cette taxe et je n’irai pas murmurer « pour tous les autres ». Et qui sont ces citoyens financeurs ? Toutes les personnes composant la classe sociale dite « moyenne » qui sont responsables de tous les maux et à qui on peut toujours demander plus d’efforts, ce que l’on peut définir comme « fraternité ».

Mais cette injustice ne s’arrête pas là. Elle frappe, disent les maires, toutes les communes, qui ne peuvent plus s’en sortir car la Taxe d’Habitation compose pour 20% les crédits de fonctionnement des collectivités. Ah ! Quel malaise et comment trouver une compensation à cette perte, avant de commencer par réfléchir à comment éviter les dépenses et les emprunts inutiles. Oui, il existe une solution, que beaucoup mettront sans doute en œuvre, l’augmentation des Taxes Foncières ou des bases servant à les calculer ou les deux. Nous devons cependant nous rassurer car ce sont les mêmes 20 % de contribuables qui les paieront.

Le ministre de l’Economie dit, contrairement au Président de la République, du moins jusqu’à ce jour, que cet impôt sera totalement supprimé. Une première question s’impose : « Comment l’Etat va-t-il compenser les effets financiers liés à cette éventuelle mesure ? ». A l’Euro près ? Souvenons-nous de la décentralisation ! Les collectivités attendent encore aujourd’hui les recettes financières promises. Mais les politiques  et les crises passent et on oublie vite. Deuxième question, car Il faudra bien trouver cet argent : « Qui paiera ? ».

On parle donc d’un nouvel impôt qui sera plus juste et précisé bientôt. Mais juste cela ne veut pas dire pour tous. Ce seront les mêmes qui trinqueront, en « laissant des plumes supplémentaires », sans aucun doute. L’Etat ne donne pas. Il reprend de la main gauche ce qu’il a « donné » de la main droite. C’est un mouvement perpétuel. Mais enfin, nous avons  les dirigeants que nous méritons et qui ne nous veulent que du bien. 

Vive la République de la Liberté, de l’Egalité, de la Fraternité.

Emilien BOYER




Nouveau commentaire :
Facebook Twitter






Derniers commentaires