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Politique

Sudel FUMA, un réveilleur de consciences

Samedi 11 Juillet 2015

Sudel Fuma a été mon professeur du collège à la Fac.
C’était un ami, il nous a quittés il y a de cela un an.



Comment oublier ce professeur qui a brisé le silence assourdissant de notre histoire réunionnaise ?
Comment oublier celui qui travaillé et partagé avec passion l'histoire cachée de notre île ? 
Sudel Fuma nous a permis d' ouvrir  les yeux sur l’épisode trouble de l'esclavage. 

Monsieur Fuma a été aussi un grand sportif, celui qui nous motivait toujours pendant les entraînements d'UNSS sur le stade du lycée Leconte de Lisle.

Le professeur d'université nous a libérés sur les traces d’une histoire cachée, méprisée...
Il a su nous ouvrir les portes de la connaissance, de notre histoire.  
Il a œuvré pour la reconnaissance d’un pan de notre histoire cachée et connue aujourd’hui sous le nom "des enfants de La Creuse", celle des 1 615 enfants réunionnais exilés de force de 1963 à 1981. 

Sudel  Fuma, l’historien a publié de nombreux articles et ouvrages, notamment au sujet de l’esclavage, de l’engagisme, de l’économie sucrière ou du Moringue.
Son espace d'investigation c'est la créolité. 

Un humaniste, un homme engagé qui a participé fièrement au rayonnement de l'histoire de toute La Réunion au sein du grand océan Indien par un travail universitaire.
Il  a occupé beaucoup de postes dans l’éducation.

L'histoire de la route de l’esclavage existe grâce aussi aux travaux réalisés par Sudel Fuma.  
Sur les traces des origines du peuplement de La Réunion, des stèles commémoratives ont été érigées matérialisant cette route de l'esclavage.
De Fort- Dauphin à Saint Paul, le début du peuplement de La Réunion est lié à Madagascar. 
Sudel a participé au marquage indélébile rappelant que les premières naissances de l'île sont Malgaches.

Sudel Fuma a ouvert le chemin de l'émancipation réunionnaise par la connaissance de son histoire.  

Aline Murin Hoarau




Les commentaires

1.Posté par Gérard Jeanneau le 19/07/2015 21:25
Oui, je m'empresse d'ajouter quelques mots à l'oraison funèbre : Sudel Fuma, d'un enthousiasme hors du commun, a été un professeur tout feu tout flamme qui a su pimenter ses recherches, comme on l'aime sous les cocotiers. Il était bien dans le sillage de la maison Vergès. Et je ne m'en tiendrai qu'au problème des enfants de La Creuse, les exilés, les déportés ! Ce pan de l'histoire est savamment pimenté, et ma fois, un peu de sel permet de faire savourer un récit trop insipide, trop tiède, et de nature à laisser s'échapper une éventuelle indemnisation des victimes. Professeur émérite, il avait le talent pour cela. C'était l'homme de la situation ! Rendons-lui hommage pour son grand dévouement débridé.

Mais dans son enthousiasme, il ne traite pas de la cause, de la racine de l'exil des enfants de La Creuse ! Il a oublié de dire ce qu'il en était à l'époque de Debré, à quelques années de la fin de la colonisation : les papas prenaient souvent la clé des champs après avoir semé où il convient quelques graines de leurs bourses, de leurs sacs de peau; ils ne récoltaient rien et s'en allaient vaillamment à la recherche d'une autre dame complaisante. Finalement des dames désargentées se trouvaient seules à s'occuper d'une ribambelle d'enfants. C'était le désarroi d'autant plus grand que les orphelinats manquaient à une époque où il fallait accorder la priorité aux établissements scolaires, aux centres de soin, aux routes, etc. A cette époque, tout était à faire ou à refaire. Pour parer au plus pressé, Michel Debré envisage d'envoyer les orphelins en Creuse, chez des paysans. Il faut savoir qu'à cette époque, on plaçait volontiers les enfants abandonnés chez des paysans. Un placement facile, rentable et pour l'hébergeur et pour les services de l'Etat : pas de fiches de paie à établir; les enfants ainsi placés devaient être traités comme les enfants naturels, être vêtus, nourris, soignés de la même façon. Les enfants exilés de La Creuse ont été éduqués comme les enfants abandonnés de l'hexagone.

Et Sudel Fuma nous a enfumés avec sa video ! Garder les vaches est, à ses yeux, un supplice, une exploitation de l'homme par l'homme ! Ma foi, comme mes camarades des prés voisins du mien, j'ai gardé les vaches avec plaisir et j'ai pu réviser le bac et la propédeutique; et je dois peut-être mon succès à mes braves vaches ! Pas de bruit dans le pré ! Toute mon attention était tournée à mes révisions ! Un plaisir ! Pas de souci pour la nourriture, les vêtements, etc. On veillait à tout pour moi. Et, bien entendu, aucune pièce de monnaie dans mes poches ! A quoi bon ! Avais-je besoin d'un peu d'eau ? Une gourde était à ma disposition; je n'ai jamais eu l'idée saugrenue d'aller boire à l'abreuvoir ! Bref ! j'étais aux anges comme l'a été Virgile, l'auteur des Bucoliques !

Un autre détail a échappé à Sudel Fuma : la grange du paysan ! En général, la maison comportait une cuisine qui servait de salle à manger et une grande chambre où dormait toute la famille. Il y avait promiscuité, mais on s'en accommodait ! La grange a joué, à cette époque, un grand rôle pour l'accueil. Et c'est ainsi que la grange de mon père a accueilli des réfugiés du nord qui ont été victimes de l'occupation nazie ! Personne ne s'est plaint du mauvais accueil !

Et entre nous soit dit, ne le clamez pas sur tous les toits, le papa et la maman, la nuit, discrètement, à pas de velours, allaient s'égayer dans la grange ou tout simplement dans la nature si elle était clémente, car il faut savoir assurer convenablement la descendance !

Ah ! si la grange pouvait parler, elle qui a été si souvent l'alcôve des pauvres !

2.Posté par Bayoune le 22/07/2015 09:15
Gérard Jeanneau, j'ai presque envie de crier au fou zorèy qui règne à la Réunion avec une mentalité de Maître/opolitin. Commentpeux tu, toi l'étranger porter un tel jugement sur les mères et les pères réunionnais - que vous e pouvez comprendre. Tu devrais au moins avoir du respect pour le pays qui t'accueille, refoulé que vous êtes chez toi, sinon, tu serais resté sous ton ciel moisi, embrumé. Comme beaucoup de tes compatriotes, tu te crois en pays conquis dans "un département français" enfanté dans l'imposture et la trahison de 1946. N'oublies pas que l'Algérie comportait 2 départements, et des comme toi, se croyaient chez eux - comme tu le fais ici, avec la gueule plein de mépris pour le peuple dominé, et un jour, ils ont dû fuir à coup de pieds dans le cul, et abandonner leur petite et belle vie au soleil de l'Algérie française. Ce qui pourrait bien arriver à des gens de ton espèce méprisables Avant l'arrivée de Michel Debré à la Réunion, il y avait très peu d'enfants abandonné par leurs parents. Les enfants étaient la richesse de la famille, des parents travaillaient dure pour arriver, et leurs enfants ne crevaient pas de faim, c’est vrai, comme en France navé la misère, mais nous n’étions pas encore réduits à manger des topinanbours, ou des rats comme ragout. C’est bien l’apport de votre civilisation de rastakwèt, des rescapés du chanvre, du gangja de Katmandou d’après mai 68, ces débris d’alcôve et de sauvages partouzes, le Conn Bendit, DSK, et tant d’autres pédophiles à pédales qui profitent du désouvrement de la jeunesse réunionnaise enfanté par le pouvoir koloniyal franSSé. La dépravation, et cette dégénérescence, ce sont les produits de votre société française malade dans un état de pourrissement moral et mental.
Des enfants réunionnais ont été volé aux familles réunionnaises pour repeupler votre France usée et stérile, ces enfants déportés, esclavagisés dans de "bonnes familles françaises" kokate i di en kréole - Sans doute de l'effet de la guerre, n'arrivaient plus à se reproduire, et n'arrivent toujours plus. Heureusement que l'émigration supplée à ce manquement. En Creuse, comme ailleurs, nos enfants déportés, comme d'autres étrangers ont servis d'étalon pour repeupler votre pauvre et misérable france. Vous devriez avoir honte de tenir de tels propos vis à vis de nos pères et mères réunionnaises. Savez vous que pendant la guerre, des appels ont été lancé aux familles réunionnaises pour accueillir, des " dits petits orphelins de guerre" - mais qui n'étaient en fait que des petits bâtards, résultant des copulations sauvages et débridées avec l'occupant, et aussi avec les soldats USA noirs de la libération. Il est vrai qu'il y avait eu des viols, mais avec beaucoup de consentement pour un paquet de chwingom ou une tablette de chocolat. Les culs débridés permettaient la survie. Gérard, tu es mal placé en tant que français à venir faire de la morale dans la colonie.

3.Posté par Gérard Jeanneau le 22/07/2015 21:08
Pauvre Bayoune,

Quelle belle logorrhée où l'on passe d'une idée à une autre avec l'agilité du trapéziste ! Tout cela est récité avec une incohérence telle qu'une chatte aurait bien du mal à retrouver ses petits !

Je reviens tout de même sur mon affirmation qui le fait sauter au plafond : "les papas prenaient souvent la clé des champs." Mais loin de moi l'idée d'affirmer qu'ils prenaient tous la clé des champs. J'ai vécu 42 ans à La Réunion, je sais bien que la plupart des Réunionnais ont été de bons papas, et le demeure; mais de grands volages, il y en avait à cette époque; et ce qui appuie mon affirmation, c'est ce que disent eux-mêmes les exilés de La Réunion : ils parlent tous de leur maman, mais très rarement de leur papa; le non-dit, de leur part, est éloquent ! Plus tard, grâce au sénateur Bénard et à Raymond Barre, l'argent-braguette est arrivé pour soulager les femmes délaissées. Ce n'est pas moi qui ai inventé cette expression : elle a pignon sur rue à La Réunion. Que Bayoune ne saute pas encore au plafond. Qu'il étudie attentivement le montage vidéo de Sudel Fuma ! Je m'appuie là-dessus ! Mais pour faire plaisir à mon enragé, je vais écrire sur mon site "Les courriers de La Réunion" : "des papas prenaient souvent la clé des champs". Voilà ! je pense ne pas avoir manqué de respect pour la terre qui m'a accueillie pendant 42 ans. Il faut seulement savoir appeler un chat, un chat, et Bayoune, un fieffé coquin ! Tournons cette page !

Que Bayoune se tranquillise, à mon égard ! Je suis à nouveau en terre gauloise, à Gières, précisément. Je suis là comme au paradis avec vue, en face, sur le massif de Belledonne, et à ma gauche, sur le massif de la Chartreuse. Il règne dans mon luxueux F2 une température qui va de 24%, en hiver, jusqu'à 29%, certains jours de l'été. Bref une température presque constante grâce aux panneaux solaires. Gières est tout proche de ce qu'on appelle le "Petit Nice". Et nos élus se mettent en quatre pour faire plaisir aux aînés en leur permettant de circuler gracieusement par tram, traim et autobus dans toute la région grenobloise qui couvre ... la moitié de La Réunion ! Les quatre saisons me plaisent, mais, comme je suis au pied de Chamrousse, j'ai une préférence pour l'hiver, comme les Grenoblois.

Mais je ne perds pas de vue La Réunion où je vote toujours et où j'entretiens régulièrement mes Courriers de La Réunion ! En un clic de souris, je passe d'un hémisphère à l'autre !

Gérard Jeanneau, le Kolonialiste, selon la vision du brave Bayoune !

4.Posté par Gérard Jeanneau le 23/07/2015 08:02

pour la terre qui m'a accueilli (sans e final) !

Malgré le doute que l'on peut avoir sur son sexe, j'ai la plus grande certitude pour le mien !


5.Posté par Bayoune le 23/07/2015 19:54
Jeanneau, a okin moman mwin la domann aou si oute granmère i fézé du vélo à pédale, ton petit F2 a sans doute été acquis avec, au début de votre carrière avec le franc CFA, ensuite le franc fransé, ét puis des euros qui étaient destinés à la population réunionnaise. Tu étais donc cet assisté de luxe dans cet océan de misère de la colonie - qui poussaient, selon toi, aux pères de prendre la clé des champs, la Réniyon i di lo papa la parti maron. Larzan bragètt ke tu évoques, n'est tout simplement la rançon que le colonialisme paye son occupation de l'île. Tu peux comprendre çà, je ne le pense pas, c'est dommage. Avec ta mentalité de colon parvenu, tu devrais oublier la Réunion. Si jamis tu reviens à la Réunion, je t'invite à organiser un débat avec les enfants qui ont connu l'exil, en tenant les propos dans ton post, noré des chances, konm i di an kréole ou kour kilott dan la main - vous puez le mépris, peut être pas pour le pays qui t'a accueilli, le pauvre déjà prostitué par l'occupant et les "harkis", mais pour la population. Cet ragent de braguette que tu décries, a permi et permet à tes compatriotes espatriés de se soulager et de se retirer dans leur olympe - ni vu, ni connu. Tu ne m'as pas répondu sur les petits bâtards de copulations débridées, présentés comme des petits orphelins de guerre. En tant que français, tu es mal venu pour nous donner des leçons. Gardien de vache que tu étais dans ta jeunesse, j'espère que tu ne les as épousé, comme disait Fernandel, elle ne savait pas faire cuisine, tu les as seulement fait paitre j'espère.

6.Posté par Gérard Jeanneau le 25/07/2015 06:59
Laissons Bayoune pédaler dans sa choucroute. Ce écrivant, il se fait plaisir; il savoure ce qu'il écrit : c'est l'essentiel ! Pour moi, peu me chaut !

7.Posté par Gérard Jeanneau le 26/07/2015 03:26
Paroles de Bayoune (commentaire 2) :
Tu devrais au moins avoir du respect pour le pays qui t'accueille, refoulé que vous êtes chez toi, sinon, tu serais resté sous ton ciel moisi, embrumé.Comme beaucoup de tes compatriotes, tu te crois en pays conquis dans "un département français" enfanté dans l'imposture et la trahison de 1946

J'ai donc pris soin de répondre à cette petite attaque en précisant, entre autres, ma situation actuelle à Gières où le ciel n'est ni moisi ni embrumé. C'est une simple réponse du berger à la bergère.

Et la bergère, du nom de Bayoune, se met dans une colère presque homérique. Elle ose écrire : "Jeanneau, a okin moman mwin la domann aou si oute granmère i fézé du vélo à pédale".

La bergère Bayoune amuse beaucoup la galerie !

8.Posté par mi connaît mon lhistoire le 26/07/2015 23:04
"un département français" enfanté dans l'imposture et la trahison de 1946"
Coça ou raconte? quelle imposture, quelle trahison? Explique à ou un peu siouplaît. Qui ça la trahit? Ou la pas bénéficié peut-être de la départementalisation? Moin l'avait réponde à ou sous un autre article mais mi connaît pas pouquoué la pas passé, té à propos de la révolte de saint Leu. Mi répondait à ou dans un 2ème post que ou peut arpète comme vi veut, mais y changera rien :l'abolition de l'esclavage l'a été l'oeuvre des membres du gouvernement provisoire de 1848, dont Victor Schoelcher . Mais y fait ch... à ou d'admettre que c'est un z'oreille que l'est à l'origine de ce zaffaire.Y faut pas refaire l'histoire comme y arrange à ou . Z'esclaves la Réunion lé pou rien là-d'dans.
OU présente à ou comme un redresseur de tort, mais quoué ou l'a fait dans la vie? Quoué ou représente su le plan politique? A part crier,coça ou propose. Si ou l'est aigri, dit à nous pouquoué? coça ou l'a pas gagné? quelle place ou té veut ou la pas gagné?
Bon si y censure pas moin encore une fois, ou va lire mon texte

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