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Politique

​NOS ETABLISSEMENTS DE SANTE SONT MALADES

Dimanche 12 Février 2017

Le Collectif Inter associatif sur la Santé (CISS) interpelle depuis le 31 janvier 2017, les candidats à la Présidentielles pour mobiliser les politiques sur l’amélioration de l’accès aux soins et à la santé pour tous en pointant du doigt un certain nombre d’inégalités et risques qui remettraient en cause notre système de santé actuel. Avec en ligne de mire le risque de privatisation du financement de notre système de santé. Un vrai et bon combat qui mérite d'être soutenu par tous.



Parallèlement, à La Réunion, le couperet tombe et pour cause, le CHU  prévoit dans son plan de retour à l’équilibre économique, la suppression de 250 emplois et la fermeture de 75 lits. Cette décision radicale intervient suite au refus de Copermuta (Comité Interministériel de la performance et de la modernisation) d’accorder l'aide financière au  CHU. Toutefois, le Copermo signale que face à l'orientation du CHU «les gains à ce stade sont théoriques» donc en filigrane d'autres casses sociales sont à prévoir. 
   
Tous sommes convaincus que l’application d’une telle mesure ne pourra qu’être que suicidaire et aggraver encore plus la qualité de notre système de santé et du service public déjà malade. En effet, on entend que le manque de personnel et les conditions de travail dans nos hôpitaux posent déjà la question de la continuité des soins sans compter les conséquences directes sur le coût quand bien même l’accès est déjà très inégalitaire.
   
Cette situation ne touche pas que le CHU de La Réunion mais d’autres établissements de santé en France tout comme le Groupe Hospitalier Est Réunion qui est déjà en grande souffrance. Et quelles seraient les conséquences si le GHER fusionne avec le CHU ?

A notre sens, il ne s’agit pas de s’acharner sur ceux qui sont en bout de chaîne pour trouver la guérison financière des hôpitaux mais de véritablement s’attaquer aux causes réelles du déficit qui s’accroit d’année en année.

Au vue de cette situation désastreuse, les réunionnais sont en droit de se questionner sur les véritables raisons qui ont poussé le Copermo à refuser l'aide financière ?

A défaut de réponse, un audit approfondi sur l'utilisation de l’argent public en milieu hospitalier ne doit-il pas être exigé (le coût des achats, les grilles de salaires de certains cadres...) ?

Mais aussi quelle politique de prévention santé et de soin adapté ? Comment éviter que notre population soit autant malade et si c'est le cas comment faire pour qu’elle puisse trouver plus rapidement la guérison ? Non a la double peine.

La santé n'est pas une marchandise.
 
Continuer dans une logique où la qualité des soins serait fonction des moyens financiers est une véritable atteinte à un de nos droits fondamentaux qu’est l’accès aux soins pour tous dont l’Etat doit être garant. 
Plus que jamais, l’humain doit primer et la qualité des soins ne doit pas être fonction des finances. L’accès à la santé ne doit pas être un luxe mais un droit fondamental pour tous !

A La Réunion le taux de maladie chronique, de longue durée et l'entrée avancée dans la dépendance est anormalement élevée et est plus rapide qu'en métropole. Face à cela, l'Etat a une lourde part de responsabilité dans cette situation et donc il doit éviter une aggravation de la santé à La Réunion. Un sujet extrêmement grave sur lequel toute la population doit se concentrer et la première solution c'est de dire non à la suppression des postes et des lits. Une mobilisation générale s'impose et si nos syndicats et politiques de tous bords appelaient la population Réunionnaise à une grève générale ?
Battons-nous pour notre santé et brisons les abus qui nous font souffrir et nous tuent.

 NON A LA SUPPRESSION DES 250 POSTES.

Jean-Hugues RATENON




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