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​« Nout’ tout’ ensem’ po sauv’ la vi du CHU » dixit Expédit Lock-Fat !

Vendredi 3 Mars 2017

Toute naissance est née d’une histoire, c’est donc indiscutable que le Centre Hospitalier Universitaire de la Réunion (CHU) démarre d’une genèse riche où durant la période de gestation, des évènements essentiels voire des belles « promesses » ont jalonné l’accouchement de ce CHU.



La conception commence par la fusion juridique de deux établissements, le Nord avec le Centre Hospitalier Félix Guyon (CHFG) et le Sud avec le Groupe Hospitalier Sud Réunion (CHSR) composé de cinq sites (l'Hôpital de Saint-Pierre (site principal), l'Hôpital du Tampon, l'Hôpital de Saint-Louis, l'Hôpital de Saint-Joseph, l'Hôpital de Cilaos), pour devenir d’abord un Centre Hospitalier Régional (le CHR) par décret du Premier Ministre du 21 novembre 2011.

Ensuite, dans la foulée, le 29 février 2012, le CHR et l’Université de la Réunion signent une convention pour l’accouchement de ce qui devient le pôle d’excellence en matière de santé, le CHU. Enfin, la Réunion possède avec fierté un CHU, qui a tout d’abord pour mission d’offrir une prise en charge et des soins de très haut niveau et hautement spécialisés pour la plupart des pathologies mais aussi pour l’enseignement, la recherche, la formation…etc en lien avec l’Université.

Pour la petite histoire, je me rappelle aussi, que l’hôpital Alfred Isautier qui était situé en pleine ville de  St-Pierre avait déménagé au quartier Terre Rouge en 1977 d’où le nom « hôpital Terre Rouge », alors que les travaux ayant débuté en 1973 à quelques pas où j’effectuais mon service militaire revenu de Madagascar par la force des choses.

Mais voilà, cinq années après la naissance du beau bébé nommé CHU, le diagnostic tombe, l’enfant est gravement malade, les spécialistes nous annoncent dans leur rapport que la santé financière est catastrophique, qu’il faut des mesures radicales pour sauver le CHU, pas moins de 250 emplois sont à supprimer avec suppression aussi de 130 lits.

Coup de colère de l’intersyndicale qui appelle à une grève illimitée depuis le 28 février et que son porte parole M. Expédit LOCK-Fat n’existe pas à faire ce constat que « l’Etat aide les hôpitaux des Antilles, la Guyane et la Corse pourquoi moins d’aide pour la Réunion ? Pourquoi supprimer les aides pour un accompagnement efficace de notre jeune CHU » ? En insistant au micro « nou lé pa plis, mé nou lé pa moin non pli, nou vé pa un CHU au rabais et surtout que les politiques prennent leurs responsabilités ».

Appel entendu, puisque beaucoup d’élus, représentants des Usagers, des médecins du CHU ont apporté leur soutien par communiqué ou par présence physique à savoir aussi, des Députés et des Maires, Huguette Bello, Philippe Naillet, Vlody, Thierry Robert, Jean Paul Virapoullé, TAK, Sinimalé, les élus de la CIVIS et bien d’autres…et surtout la Ministre des Outre-mer Mme Ericka Bareigts qui a apporté le soutien dit-elle de l’Etat et de son soutien. Elle a annoncé une table ronde le 14 mars à Paris avec l’intersyndicale, un représentant de l’ARS, du CHU, de la CME...

Nul doute, connaissant le diagnostic posé par l'IGAS une meilleure therapeutique de l’Etat est très attendue car la santé fait partie des priorités du gouvernement. Comme dit M. Lock-Fat «  nout’ tout’ ensem po sauv’ la vi du CHU ».

Jean Claude COMORASSAMY




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